Ses émotions et réactions

Tout comme pour les besoins, la personne vous nommera les bouleversements qu'elle subit suite à l'agression. Voici une liste non exhaustive des réactions les plus fréquentes :

•  Absence d'émotions, détachement, paraître calme et très en contrôle.
•  Difficulté à ressentir des émotions, sentiment de vide intérieur.
•  Ressentir de la tristesse, de la colère, de l'agressivité, de l'angoisse, de la confusion, de nombreuses peurs.
•  Ressentir de la honte et de la culpabilité de ne pas se souvenir, d'avoir consommé des substances, d'être sortie ce soir-là, etc. Bref, se sentir responsable de l'agression.
•  Irritabilité, sautes d'humeur et impulsivité.
•  Passer d'un état émotif à un autre très rapidement.
•  Pleurs, cris, rires nerveux, tremblements, sursauts, palpitations, douleurs ou tensions musculaires, insomnie, cauchemars.
•  Ébauche de nombreuses hypothèses pour savoir ce qui s'est passé.
•  Impression de devenir folle.
•  Dépression.
•  Idées suicidaires, tentatives de suicide.
•  Phobies de toutes sortes.
•  Anorexie ou boulimie.
•  Difficultés de mémoire, de concentration.
•  Perte d'estime et de confiance en soi.
•  Sentiment d'être sale et indigne de l'amour ou de l'intérêt des autres.
•  Méfiance et peur, même envers les personnes qu'elle connaît.
•  Sentiment d'impuissance, de dégoût envers les hommes (dans le cas où l'agresseur est un homme) ou le monde en général.
•  Sentiment que son avenir est fini : elle pense que sa vie est terminée, qu'elle ne pourra pas avoir d'enfants ou entreprendre une carrière, etc.
•  Se sentir différente des autres.
•  Avoir tendance à s'isoler ou, au contraire, rechercher constamment la présence des autres pour ne pas être seule.
•  Difficultés à entrer en relation avec des inconnu-e-s ou à maintenir les liens.
•  Éviter la sexualité, compulsion sexuelle ou éprouver des difficultés sexuelles.
•  Manquer d'énergie ou besoin d'être toujours en mouvement.
•  Ne plus avoir conscience de ce qui se passe autour d'elle.
•  Conception du monde bouleversée : il y a avant l'agression et après.
•  Parler beaucoup de l'agression vécue à plusieurs personnes (même des inconnu-e-s rencontré-e-s dans l'autobus par exemple) ou alors éviter d'en parler.
•  Vouloir passer à autre chose rapidement.
•  Difficultés à continuer à aller à l'école, à travailler, à prendre soin de soi ou de ses enfants.
• 

Restreindre ses déplacements et ses sorties dans l'espoir d'assurer sa sécurité.

 

Sachez qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises façons de réagir suite à une agression, chaque personne réagit à sa façon.

Source: Production de l’Écho des Femmes de la Petite-Patrie, (2005). Prévention des agressions sexuelles et drogues du viol. Guide de formation.

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