Aider une victime

Vous êtes témoin ou proche ?

Il est essentiel de mettre en œuvre tout ce qui est possible pour faire cesser les violences, protéger la victime et la secourir sans vous mettre en danger : n'hésitez pas à appeler la police ou la gendarmerie en cas de scène de violences (17 ou 112) signaler les faits quand il s'agit de mineurs ou de personnes en situation de vulnérabilité au 39-19 si vous pensez que l'enfant pourrait être en danger et/ou si vous soupçonnez des violences, ou au procureur de la République du Tribunal de Grande Instance en cas de danger imminent et/ou de violences avérées, en cas de doute n'hésitez pas à appeler les permanences téléphonique pour être conseillé : 119 (enfance maltraitée), 39-19 (violences conjugales, 39-77 (maltraitance envers les personnes âgées et les personnes handicapées). Vous pouvez aussi appeler les cellules de recueil des informations préoccupantes CRIP qui ont été mises en place dans chaque département.

Le code pénal impose de porter secours et d'intervenir pour prévenir des crimes :

NON ASSISTANCE À PERSONNE EN PÉRIL :
Article 223-6 :
Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou les tiers, soit un crime, soit un délit contre l'intégrité corporelle de la personne s'abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.
Sera puni des mêmes peines quiconque s'abstient volontairement de porter à une personne en péril l'assistance que, sans risque pour lui ou des tiers il pouvait lui prêter par son action personnelle ou en provoquant un secours.

NON DÉNONCIATION DE CRIME :
Article 434-1
Le fait pour quiconque ayant connaissance d'un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
Sont exceptés des dispositions qui précèdent, sauf en ce qui concernent les crimes commis sur les mineurs de moins de 15 ans :
- les parents en ligne directe et leurs conjoints, ainsi que les frères et soeurs et leurs conjoints, de l'auteur ou du complice du crime.
- le conjoint de l'auteur ou du complice du crime, ou la personne qui vit notoirement en situation maritale avec lui.
Sont également exceptés des dispositions du premier alinéa les personnes astreintes au secret dans les conditions prévues par l'article 226-13.
Article 434-3
Le fait pour quiconque ayant connaissance de mauvais traitement ou privations infligés à un mineur de 15 ans ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d'une maladie, d'une infirmité, d'une déficience physique ou psychique ou d'un état de grossesse, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende. Sauf lorsque la loi en dispose autrement, sont exceptés des dispositions qui précèdent les personnes astreintes au secret dans les conditions prévues par l'article 226-13.

Être solidaire, bienveillant avec la victime, la soutenir, et l'accompagner.
Proposer un témoignage en cas de procédure judiciaire.
Être témoin de violences ou être un proche d'une victime, parents, conjoint, ami, collègue peut être déstabilisant, douloureux, voire traumatisant et générer des troubles psychotraumatiques, particulièrement si l'on a été confronté à des violences effroyables, si on s'est senti dans l’incapacité d’agir, impuissant à protéger, à aider, à trouver les bons comportements, si on est dans l'incompréhension. Surtout faites-vous aider, ne restez pas seul-e.
Il a été démontré que le fait de recevoir en consultation les proches de victimes pour les entendre, les informer, les soutenir, les conseiller, voire de leur prodiguer des soins si c'est nécessaire, a un impact très positif sur eux mais aussi sur la prise en charge de la victime.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Commentaires (1)

1. 18/08/2011

Encore une chose très importante:

Malgrès tout cela peut comprendre, même si pour la très très grande majorité un enfant ne ment pas, contrairement à ce que cela est souvent fait, si un enfant vient d'être agressé-e, dans tous les cas, il y a une chose à ne surtout PAS faire: c'est de vouloir doucher, donner un bain à un enfant après une agression sexuelle.

Ce serait éventuellement diminuer toutes les chances à cet enfant -voire à la victime- d'être reconnu-e comme tel-le ou de donner plus de chance à la justice de juger (correctement) l'agresseur. Les preuves ADN sont, peuvent être, un élément très important dans une enquête.

Donc, passer D'ABORD à la gendarmerie et donner une douche, un bain, à l'enfant après. Il faut mettre toutes les chances à l'enfant d'être reconnu-e comme victime.
Plus il y aura de preuves (évidentes) de son côté, plus il sera facile de la-le défendre.

Vous devez être connecté pour poster un commentaire

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site