Inceste

J'ai encore honte...

Je m’appelle Elodie , j’ai 23ans , Je vais mettre une partie de mon histoire , pas tout, car je peux pas encore dire les choses qui m'ont vraiment fait plus de mal et que j' en ai encore HONTE et bien sur PEUR. J'ai été adopté a l'age de 4ans car en Pologne on ma retiré de mes parents pour mauvais traitements ( battus et malnutritions) , j'ai vécu a l'orphelinat durant toute ma petite enfance jusqu'a 4ans. Chez mes parents adoptifs j’ai vécu une enfance heureuse, (malgré mon parcours dèja difficile) , je souriais tous le temps , j’avais la joie de vivre jusqu'au jour je serais vous dire quand exactement vers l'age de 9ans , 1O ans ou mon grand père paternel ma fait subir des attouchements. je n'étais pas la seule concerner nous étions 3 cousines. Une de mes cousines a parler et la ça été le soulagement pour nous tous, cela est passée au tribunal et il a été condamne, Quand j'avais 11ans, je me rendez pas compte de ce qu'il faisait, pour dire même pour moi c'eter normal , en plus il me le disais que les grands peres aimes leurs petites filles de cette façon que c'eter normal qui me touche les seins, le sexe, mais aussi le plus dur a assumer dans tout cela cest quand il me diser que je lui fesais du bien quand il me voyais et il me fesais des propositions. lorque jai eu 13 ans 14 ans jai tout de suite compris que c'eter mal , je voulais fuir mais je ne pouvais pas car a cette epoque la je voulais que ca cesse mais lui me diser que tu voudras pas que ton grand pere aye en prison , donc je laissais faire , jessayer dapeller au secours aupres de mes parents en disant "maman pepe m'enerve", mais elle ne comprenais pas, alors avant daller me chercher a lecole je sortais toujours 15min avant sous la neige ou la pluie pour eviter cela mais je me rendez compte que ca server a rien car il le fesait des quil en avait locasion dans ma chambre , le sous sol, salon. Quand ma cousine a parler je me suis sentit soulager car enfin ce calvaire aller finir. Mais ca n'as pas eter aussi simple que ca car il a jamais voulu avouer pour moi , pour ses petites filles biologiques , mais qui aller croire une petite fille qui ,avait eter adopter , jai eter toujours mit a lecard des autres de la famille. alors vu que je me sentais de plus en plus mal jai prit la decision avec mes parents vue que je suis mineur de porter plainte et la enfin il a avouer pour moi , mais depuis je suis maipriser par toute la famille alors que je suis pas la seule concerné on etait deux a porter plainte ca une de mes cousines ma suivie dans cette demarche mais malgres ça je vie dans la peur et la honte , je me sans si coupable vis a vis de ma cousine , de mes parents .A mes parents jevite de leurs en parler car cela leurs fait tellement de peine queje veux pas encore une foit le blesser . je sais vraimant pas,comment sortir de cet enfer qui me hante encore chaque jour car en moi jexprime de la colere de la tristesse et tant de culpabilié, je souhaitais temoigner car je me sans tres mal vis a vis de ce passé que je voudrer enfuir dans ma memoire, cest pour cela je souhaitais temoigner pour pouvoir peut etre en parler a des personnes qui pourrais me comprendre. merci. Encore aujourd'hui je pleure, mais j'essaie d'avancé pour moi et les autres victimes pour qu'elles retrouvent de la lumière dans leurs vie.

Etais-je entrain de mourir?

Il était une fois une petite fille qui pensait qu'elle allait mourir. Elle avait 12 ans et demi et elle venait d'avoir ses règles.
Ce n'est pas un conte de fée, c'est mon histoire, c'est l'histoire de l'inceste, l'histoire de millions de petites filles dans le monde.
J'étais assise sur les toilettes, le ventre plié en deux, le sang s'écoulait entre mes jambes et j'avais mal. Je pleurais et je restais là, figée, tétanisée. Je ne savais pas quoi faire. Que se passait-il, on ne m'avait rien expliqué ! Et si j'étais en train de mourir ? Et s'il avait fini par me tuer petit à petit, s'il m'avait transpercé le ventre ? Je ne voulais pas mourir ! Et si maman avait la solution ? Mais comment lui dire.
J'ai crié très fort : « maman, maman ! ». Elle est entrée : Que t'arrive t'il, m'a t'elle dit.
Je l'ai regardé en pleurant et entre deux sanglots je lui ai dit : « Il m'a transpercé, papa m'a transpercé, maintenant je vais mourir, je perds tout mon sang ! »
Elle a souri, je ne comprenais rien, elle souriait donc à ma mort prochaine, ma mère souriait ! « Tu as tes règles, ce n'est rien, tu es une femme maintenant ! » Elle m'a sorti la panoplie des protections puis m'a dit : « Et ben il ne manquait plus que ça, je vais appeler le médecin, il t'expliquera ça mieux que moi.
Il m'a fait une piqure, le docteur, puis il m'a parlé de ce qui m'arrivait. Alors à présent je pouvais avoir des enfants. J'apprenais en même temps que les garçons introduisaient leur sexe dans le vagin des filles, on appelait ça les rapports sexuels. J'ai dit au docteur : « mais les papas aussi font ça !» Il m'a répondu : « évidemment, tous les papas font ça, comment serais tu là autrement ? » je ne comprenais plus grand-chose.
C'était donc normal, il venait de confirmer que c'était normal, elle venait de confirmer que c'était normal. Papa mettait son sexe dans mon vagin et c'était normal. C'est ce que j'avais compris, d'ailleurs le lendemain, papa est venu dans ma chambre et m'a déclaré : ben il ne manquait plus que ça, va falloir faire attention maintenant ! Va falloir que tu prennes la contraception ! » Manquerait plus que je te mette enceinte ! On serait dans de beaux draps, en plus tu vas grossir, tu vas devenir moche comme ta mère. Il a mis son sexe dans ma bouche et m'a dit : « suce moi maintenant, j'en ai envie, dépêche toi avant que ta mère ne rentre des courses ! » Alors c'était ça devenir une femme ! Il a éjaculé, a sorti son mouchoir de sa poche, s'est essuyé, puis m'a dit : « va te laver, après tu pourras dormir, mon ange, ça doit te fatiguer, je t'aime ». L'inceste c'est ça, encore, encore et encore, de nombreuses nuits, de nombreuses journées.
Maman, pourquoi m'as-tu abandonnée ce jour là ? Je t'ai parlé, je t'ai dit : « il m'a tué, il m'a transpercé » Pourquoi n'as-tu pas demandé de quoi je parlais ? Pourquoi n'as-tu pas demandé de qui je parlais ? Comment as-tu pu me dire que tu ignorais tout ? Tu savais, mais je n'étais rien pour toi, je n'avais pas de valeur............

Le jour où j'ai arrêté de vivre...

J'ai cinq ans, nous sommes en 1980, il fait beau, je suis dans le jardin de ma grand-mère avec mon frère et ma tante qui est née la même année que moi, je suis heureuse, on n'arrête pas de jouer tout les trois, on fait de la balançoire, on joue à chat...
Les adultes sont dans la maison, c'est un repas familial...
Mon oncle arrive dans le jardin et me fait signe de venir...il a un secret à me dire...je suis flattée...un secret, à moi?
Il me dit que l'on doit se cacher derrière la voiture pour que les deux autres ne puissent pas nous voir...
On se baisse...on est cachés...il me dit de lui tourner le dos, de regarder droit devant moi, de ne pas bouger, de ne pas parler, c'est une surprise...
Je le sens qui met sa main sous ma robe, puis dans ma culotte...j'ai cinq ans je ne comprend pas... mais je panique...j'ai peur, j'ai l'impression que ça ne va jamais s'arrêter. Je le sens qui fouille dans ma culotte avec sa main, il me fait très mal, je commence à pleurer, il me dit que j'ai interet à la fermer si je veux pas que mes parents arrivent et qu'ils me grondent.
Je me sens partir ailleurs, mon âme fuit, je regarde tout les gens qui passent dans la rue devant le portail où est garé la voiture, je pleure, je les regarde...ils passent tous et détournent la tête...
Tout s'arrête, mon père vient d'attraper mon oncle par le col, il est furieux, il crie très fort, je me sens coupable, jai envie de mourir...
Mon père emmène mon oncle de force dans la maison et là je retourne jouer car je suis sûre qu'il va être sévèrement puni, je suis sûre que mon père va lui casser la tête...
Jusqu'à ce que j'ai 12 ans et que je menace de le tuer, mon oncle est devenu mon baby sitter, presque chaque semaine, je suis morte...
Je meurs un peu plus chaque semaine, ça va de plus en plus loin. Il me demande d'abord de ramasser toutes les poussières de la moquette de ma chambre une par une, complètement nue, il me regarde, il rigole.
Il vient avec des B.D pornographiques en noir et blanc et me demande de me mettre à quatre pattes, de regarder droit devant, il me menace.
Tout y passe pendant ces sept annés...fellations, pénétrations avec des objets, lui essaie aussi avec son sexe...je meurs, je suis morte, je ne comprend pas.
J'ai tellement peur, pas de mourir, à mon âge, j'aurrais préféré disparaitre plutot que ça continue; j'ai peur que mes parents l'apprennent, ils savent déjà, mais savent-ils que ça continue? Ils me repousseraient encore, je n'aurrais plus l'espoir qu'un jour ils puissent enfin m'aimer...

Le cauchemar

J'avais environ 7 ou 8 ans, je ne me souvien pas de cet episode en details, juste quelques flash, un jour je suis aller voir une voisine pour prendre des cassettes audios avec ma soeur.Le frère de cette voisine est venu nous voir dans la chambre et m'a dit qu'il y avait des choses qui pourraient m'interresser au sous sol.ensuite je me souviens juste que j'étais assise sur canapé à coté de lui et qu'il avait sa main entre mes cuisses, ce sont des images très courtes mais je ressens encore les mêmes impressions que ce jour là.
j'étais une enfant et je me disais si il fait ça c'est que c'est normal mais quelque part je savais que c'était mal mais je suis restée là sans rien dire sans bouger.je ne me rappelle pas de ce qui s'est passé ensuite.
Quelques années plus tard, j'avais 14 ans c'etait en aout 2001, un samedi je m'en rappelle parce que je regardais la television et il diffusait l'emission "reportages" sur tf1, sujet:"les prisons américaines" .Mon père était assis à coté de moi et j'ai posé ma tête sur son épaules, il a passé son bras derriere ma tête et a agripé mes cheveux pour me contraindre à lui faire une fellation.puis il m'a attrapé violemment pour m'allongé sur le canapé.je me souviens que ses yeux étaient pleins de perversité de désir et je suis encore une fois restée là sans rien dire.il m'a deshabillé entierement et il a commencé a me penetrer.je pleurais, et je sentais les larmes qui mouillaient mes cheveux et mes oreilles.je sens encore la douleur terrible que ça m'a provoqué.a la fin il m'a ejaculer sur le visage.le pire c'est que mon frère de 11 ans à peine était à l'étage en train de jouer.je me suis rhabillé en quelques secondes et juste quand j'ai eu fini ma mère et ma soeur sont rentrées à la maison.il n'a rien fait il s'est rassis sur le canapé et m'a dit cette phrase "maintenant il est temps de nourrir le chien" , ce que j'ai fait.ma mere m'a rejoint dans la cuisine et a vu que je pleurais encore elle m'a demandé si ça allait et je lui ai repondu simplement que j'avais très mal aux yeux.pendant plusieurs semaines il venait dans ma chambre et me demandait si ça m'avait fait du bien.il ne m'a violé qu'une seule fois, c'est deja trop mais je me dis que j'ai eu de la chance par rapport aux filles qui subissent ça pendant plusieurs mois ou années.a partir de ce jour j'ai commencé a ecrire un journal intime.
Au mois de septembre j'ai retrouvé mes amis dont une à qui j'ai tout confié presque tout de suite.
elle, en a parler a ses parents qui ont denonçé mon pere aux gendarmes dans les jours qui ont suivis.il a été convoqué au mois de janvier seulement, 4 mois!!!!!! 4 mois pour eux pour réagir!!!!!il aurait pu se psser tellement de choses!
entre temps ma mere etant maladivement curieuse elle a trouvé mon journal et l'a fait lire a ma soeur.elles ont attend mon retour du collège pour me demander des explications.ma mere m'a demandé "c'est vrai?" j'ai juste dit "oui" elles se sont mis a pleurer et c'est la que ma soeur a avouer qu'elle aussi avait vecu cela.cependant je ne comprend pas pourquoi mais ma soeur a ce moment là s'est mise a genoux devant ma mere pour la supplier de ne rien dire.et j'ai laissé faire.quand mon pere est rentré du boulot ce soir la ma mere a posé la question a mon pere qui a juste dit" oui c'est vrai je suis desolé que tu l'ai appris".
le jour ou les gendarmes sont venu remetre la convocation a mon pere je lai vu defaillir devant moi et pleurer pour la premiere fois.
Il est revenu a la maison apres cettec convoc et a comencé a nous faire répéter ce qu'on devrait dire aux flics dans les moindres details.pendant des heures il me faisait répéter, des heures, des jours, jusqu'a ce qu'enfin je sois convoquée et j'ai répéter ce kon m'avait dit de dire (je soulignerait juste pour le coup l'odieuse indelicatesse des gendarmes qui m'ont dit des mots tres cru tres directsje te laisse imaginer le genre de questions qu'ils m'ont posé).
mon pere a été convoqué une seconde fois mais cette fois il n'est pas revenu on a reçu un coup de telephone c'est moi qui ai repondu j'ai entendu mon pere pleurer a l'autre bout du fil et me dire "c'est fini pour moi je suis en garde a vue" j'ai regardé ma mere en face de moi j'etais paralysé parce que je me suis dit "c'est a cause de moi" plusieurs visites chez les flics plus tard j'ai fini par tout dire.a partir de la on recevait des appels de gens de la famille qui me traitaient de menteuse de salopes d'allumeuse....et j'en passe... Plusieurs semaines ont passées et je ne sais pas comment mais toute la ville a finit par etre au courant.un mercredi du mois de mai 2002 je rentrais du collège avec plusieurs amis dont une fille qui nous a quitté en cours de chemin.
on est tous rentré chez un des garçons, ses parents n'étaient pas là.en une fration de seconde je me suis retrouvé sur la table a manger du salon chaque bras tenu par un garçon un troisieme avait sa main sur ma bouche et mon nez j'avais un mal fou a respirer et ils y sont tous passé l'un après l'autre et moi je pleurait en essayant de respirer autan que je pouvais.ils parlaient tous en meme temps je ne comprenais rien j'avai les yeux rivés sur le lustre au dessus de moi.après le trou noir.j'ai du perdre pieds pendant plusieurs minutes parce que quand j'ai repris connaissance j'etais seule toujours sur cette table completement nue.ils etaient montés a l'etage je les entendais rire.je me suis relevé tant bien que mal j'avais mal partout et j'avais du sans partout sur les cuisses et mes fesses.j'ai pris mes vetements me suis rhabillé aussi vite que j'ai pu et je me suis enfuie en essayant de ne faire aucun bruit.je suis rentré chez moi et j'ai fait comme les fois precedentes RIEN!!!!
ils ont fait courir le bruits qu'ils avait couché avec moi avec mon consentement et tout le mond m'a abandonné.les filles quand elles me voyaient me crachaient dessus et m'insultaient.
j'ai survecu comme j'ai pu honnetement je ne sais pas comment. je proces de mon pere a eu lieu en janvier 2005 et je me suis levé pour dire au juge "il est malade, il vaut mieux pour lui qu'il soit suivi par un psy mais pas qu'il aille en prison" et il est ressorti libre.grace a moi maintenant il vit dans le perigord il a la garde de mon frère (ma mere a demandé le dvorce pendant son incarceration) il s'est fait construire une joli maison pendant que ma mere vit du RMI et que tout le mond lui a tourné le dos a part moi et mon frere.aujourdui j'apprends que mon autre soeur(la fille que monpere a eu d'un preceden mariage) a subi la meme chose et que sa mere le savai.et qu'une voisine a été victime de lui egalement et qu'il a aussi essayé de violer ma tante. voila je vis avec ça.

Une Sainte femme...

Pendant mon enfance, j'ai passé toutes mes vacances chez la sœur de ma mère. A 6 ans, elle  m'a envoyée dans le lit de son mari, mon oncle. Il m'a « touchée » puis violée jusqu'à environ 10 ans. Par ailleurs, jusqu'à 8 ans j'ai vécu chez ma grand-mère maternelle. Cette « sainte femme », c'est ainsi que tout le monde la désignait, s'est cru obligée de  nous «  purger » régulièrement, ma cousine et moi, en nous administrant des lavements sous le regard de mon grand-père (lui a violé ma cousine!)

Notre enfance

Mon père souffre...parfois, il est très gentil et s'occupe bien de moi, mais d'autres fois, je ne sais pas pourquoi, il devient furieux, il nous frappe, ma mère et moi; il crie, nous menace, nous insulte, ce n'est plus le même homme, et parfois, il pleure à la fin...

Ma mère fait souvent comme si je n'étais pas là...elle s'occupe beaucoup de mon petit frère, alors elle n'a pas le temps de me faire des câlins. J'ai souvent envie de pleurer, et j'ai peur de la façon dont elle me regarde...comme si j'avais fait une grosse bêtise et que j'allais être punie...je fais beaucoup de cauchemars.

La seule qui est vraiment gentille, c'est ma grand-mère. Je vais souvent chez elle. Le problème, c'est qu'elle est la mère de mon agresseur, mais j'essaie de faire attention. On est trois : mon petit frère qui a un an de moins que moi, la demi-soeur de mon oncle qui a mon âge, et moi. On a souvent peur de plein de choses, mais on fait aussi les quatre cents coups. On reste tout le temps ensemble, on dort dans le même lit, on descend ensemble aux toilettes (si les deux autres dorment et que j'ai envie d'y aller, impossible, je fais dans le lit), on fait le guet pour tout, mais on ne parle jamais de rien...

Ma grand-mère est gentille. Elle aime bien faire l'andouille et nous faire rire; elle fait bien à manger et surtout, elle fait attention à moi! Alors, elle tire de moi plein d'informations sur ce qui se passe à la maison. Elle m'éloigne un peu plus de ma mère, qui a été victime d'inceste elle aussi; ça, je le sais déjà.

Elle me valorise, puis me dévalorise sans même que je ne m'en rende compte... Petite, je saignais souvent du nez, elle disait que c'était parce que j'étai possédée par le diable. Elle me persuadait petit à petit de ses croyances religieuses, en me jetant des poignées de gros sel au visage au moindre saignement et en faisant le signe de croix.

Parfois, elle regardait ausi des films pornographiques dans sa chambre.

Tout le monde savait : les trois enfants qui essayaient de se surveiller les uns les autres sans jamais en parler ensemble sont hélas devenus victimes de l'inceste... A l'époque, nous étions enfermés dans cette famille, sous son emprise, sans aucun moyen de comprendre ce que signifiait le mot "inceste".

Nous souffrons tous aujourd'hui de multiples séquelles.

J'avais 12 ans...

J'avais 12 ans quand il a tué l'adolescente que j'étais,les médecins me disent souvent que vu certains de mes cauchemars récurrents ,il est fort probable que la petite fille que j'avais été est morte elle dés 5 ans et que mon cerveau l'est mis de coté tellement cela était traumatisant,comme si le reste avait été plus facile,ça s'appelle le déni,me disent-ils...
Je ne peux donc parler de ce dont je suis bien consciente,la première fois où ce "gentil" papa chasseur m'a emmenée dans une hutte de chasse,très sombre,très froide,effrayante,je ne savais pourquoi à ce moment là.Puis il m'a emmené au café du village,je vois encore qu'il m'a acheté un tas de bonbons,ce qui n'était pas habituel mais qui rendue folle de joie,ravie et fière d'être traitée comme une grande fille,j'allais vite déchanter,ce soir là il a creusé ma tombe où il allait m'enterrer vivante.C'est à partir de cette nuit là que j'ai failli devenir folle tout court...
Ce que j'ai subit ce soir là,je ne m'en souviens plus exactement,car depuis que j'ai pu livrer mon lourd fardeau ,travailler sur moi,les évènements deviennent plus flous,je vis avec dirais-je,je ne survis plus et cela depuis très peu de temps,environ 2 ans,j'ai 38 ans...Par contre je me souviens très bien que la température était désagréable,qu'il m'a dit nous allons dormir ensemble dans le même lit ,nous aurons moins froid,put... cette nuit là je suis devenue glaciale ,comme si mon corps était devenue aussi froid et vide que mon esprit,tout était mort en moi,pourtant je souffrais,j'avais mal,j'avais honte mais je n'osais rien faire,je ne pouvais rien faire car mon bourreau ne pouvait être mauvais,je ne comprenais plus rien,je n'en étais plus capable d'ailleurs.L'élève douée que j'étais est devenue alors une élève moyenne,qui avait parfois de bonnes notes et parfois des notes catastrophiques,qui parfois riait à l'excès et qui souvent s'effondrait en larmes,j'étais devenue fainéante a-t-on dit,personne ne s'est demandé pourquoi..De là a commencé le rituel de mon calvaire qui allait s'amplifier de jour en jour,tous les midis presque il fallait que j'aille porter le café au lit après la sieste de "cher" papa ,il a commencé par me toucher partout,me faire faire des fellations,il me disait "tu as du plaisir hein",rien qu'à écrire ces mots là aujourd'hui j'ai envie de vomir,j'ai mal aux tripes et dans mon intimité;ce sont des mots que je ne peux plus dire,trop difficiles à prononcer,à entendre sans revivre mon passé.Puis un jour je ne sais plus lequel,il m'a pénétré pour la première fois,oh le pervers était très intelligent car il mettait des préservatifs parfois ou éjaculait sur mon ventre,aujourd'hui encore quand je dois faire une échographie et qu'on me met un produit sur le ventre je suis perdue,très mal comme si on me violait à nouveau;il a essayé la sodomie,il utilisait des trucs de plus en plus choquant,avec les animaux,j'étais devenue son objet.La perversité a atteint alors son comble .J'arrivais au collège parfois en pleurs,on se moquait de moi,je n'osais rien dire aussi car on ne m'a pas questionné.Je subissais alors la honte midi et soir,quand ce père de famille,allait purger le radiateur de la chambre de sa fille,il abusait de moi dans mon lit de jeune fille puis de jeune femme.Il devenait de plus soupçonneux mais pas mois pervers..J'ai eu très tôt avec des rares petits copains des des comportements sexuels d'une maturité qui parfois les intriguaient.Mon calvaire sexuel s'est terminé quand j'avais 17 ans,parce que j'étais amoureuse d'un garçon ,Alexandre,s'il savait comme je le remercie aujourd'hui,il n'a rien su,ma meilleure amie a d'ailleurs été la première hormis une doctoresse à le savoir,mon mari le second,j'avais passé 28 ans quand j'ai pu commencer à leur en parler ,ma première fille venait de naitre,tout devenait ingérable.J'ai enfin dit non à mon géniteur ,pauvre conna...il m'a demandé pourquoi et j'ai du me justifier le comble quand j'y repense!J'ai argumenté en parlant de ma mère,disant que si elle savait ça la tuerait,je pense que ce jour là il a du avoir peur que je le dénonce car il a réessayé une fois mais j'ai su lui résister,si j'avais su ,si j'avais pu...L'apothéose est arrivée quand j'en ai parlé à ma mère,je ne voulais pas lui dire de peur de la tuer,de l'anéantir,c'est elle qui m'a achevé.J'avais un frère de 7 ans mon cadet,que j'ai protégé à tout prix de mon bourreau,un jour une jeune femme de ma famille est venu me dire que mon frère avait abusé d'elle durant des années et que mes parents le savaient depuis quelques mois,la terre s'est écroulée sur moi,comment avaient-ils pu ne rien dire,de la part de mon père je comprenais mieux puisqu'il n'allait pas dénoncer quelque chose qu'il avait lui même fait mais ma mère ,comment pouvait-elle protéger son monstre de fils qui était alors le parrain de ma fille et qui la gardait régulièrement?Ma mère m'a dit que cette femme était une menteuse,je lui ai donc dit qu'elle ne pouvait pas avoir inventé ce qu'elle m'avait confié et lui disait alors que son mari m'avait fait subir le même genre de choses.Une mère normale aurait dit ma pauvre fille ,elle a dit"qu'est-ce qu'il m'a encore fait là!",une vraie mère aurait pris sa fille dans ces bras ,elle m'a dit que j'avais fait ça pour de l'argent,que j'étais une folle,qui allait d'ailleurs l'après midi même faire son premier séjour en hôpital psychiatrique pour dépression grave.Une vraie maman ne serait pas encore aujourd'hui auprès de son mari et de son fils coupables tout les 2,elle n'aurait pas dt à sa fille qu'à cause d'elle elle allait se suicider.Quand de là j'ai appelé mon père pour oser lui dire" je me souviens toujours très bien ce que tu m'as fait,je m'en suis toujours souvenu,c'est impardonnable",il m'a fait lui aussi du chantage au suicide,j'ai encore culpabilisé.Il m'a dit que de toute façon qu'il n'irait jamais en prison,il se tuerait avant,de toute façon quand j'ai pu parler la justice disait qu'il ne serait jamais reconnu coupable et moi victime,comment avancer alors, comment sortir de mon sentiment d'atroce culpabilité?Est-il logique que certaines personnes me reprochent de ne pas avoir parlé plus tôt,d'avoir détruit une famille,ne se trompent-elles pas plutôt de coupable?D'autres personnes s'en veulent de n'avoir rien vu,ceux qui se sentent coupables sont aussi les victimes de manipulateurs très pervers,et intelligents qui s'en sortent indemnes.Aujourd'hui je suis une femme obèse,mariée ,maman d'une adorable fillette et enceinte d'une deuxième .Tout n'est pas rose,,j'ai eu bon nombre d'addictions,j'ai très peu d'estime de moi,je suis toujours malade et souffre de douleurs parfois insoutenables mais pas mortelles ,le combat est loin d'être gagné mais j'avance à petits pas chaque jour,j'ai fait de mon passé une force qui est corroborée par ceux que j'aime et j'en veux autant à l'un qu'à l'autre de mes géniteurs pour ce qu'ils m'ont fait subir ,ils ont empoisonné non pas une personne mais toute une famille.Mon désir de vengeance est passé car rien au monde ne pourrait suffir à passer outre ce qu'ils m'ont fait ,je ne souhaiterais¨même pas à mon pire ennemi de subir l'inceste...

Mon calvaire...

C’était chez mes parents. C’était pendant que mes parents se battaient. C’était mon frère. C’était avec des livres, il fallait que je reproduise tout le temps, tous les jours, à chaque bagarre, chaque fois qu’il y avait une bagarre chez moi c’était comme ça, tout le temps, tous les jours. Et je m’en veux aujourd’hui, j’ai peur de ne pas voir sur mes enfants parce que j’ai une petite fille de sept ans et c’est à peu près à la même année que je me souviens en tout cas, je sais que c’était un petit peu plus jeune parce que à l’époque j’avais encore des cheveux longs. Mais plus elle grandit, plus j’ai peur pour elle, je l’emmène même plus à la piscine, je leur pourrie la vie, aussi bien à mon mari qu’à eux et ça, je voudrais que ça s’arrête, je voudrais pouvoir laisser tout ça en arrière, mais j’y arrive pas…un film, une pub, une émission…je replonge, et je suis sous lexomil, tranxen, tous ces machins là, j’en ai marre…les tentatives de suicide, j’en ai marre…me lever le matin en pleurant, j’ai envie d’être morte, j’en ai marre… Donc, je suis là pour trouver un peu des réponses, savoir comment vous, vous vivez parce que…est ce que vous vivez bien au jour le jour ? Est-ce que vous arrivez à aller dehors, à aller à la plage ? A regarder des filles qui sont un peu dénudées ? Moi, je peux pas, je peux pas me regarder dans une glace, je me trouve moche, nulle, vide, je peux pas sortir de chez moi, j’emmène même pas mes enfants à l’école, je me dit que j’ai que 35 ans, je sais plus, je sais plus ce que je dois faire…, j’en ai marre que mon mari en subisse les conséquences et je voudrais surtout protéger ma fille et je sais pas, je sais pas, parce que ils ont soit disant rien vu mais pas à moi. Ma mère me dit qu’elle a rien vu, mon père me dit « t’inquiètes pas, c’est génétique », qu’est ce que vous voulez croire à tout ça ? Puisque ma mère n’a pas été capable de le voir sur moi, puisque je suis sa fille, je serais pas forcément capable de le voir sur la mienne. J’ai peur de ça, j’ai peur de tout, j’ai peur de la vie…je peux plus…je sais pas quoi faire…

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Date de dernière mise à jour : 02/10/2011

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