Place de la pornographie

Selon la définition du Petit Larousse, la pornographie est la « représentation complaisante de sujets, de détails obscènes, dans une œuvre artistique, littéraire ou cinématographique. » 

Certains chercheurs affirment que la pornographie porte préjudice à la société, car elle augmenterait les risques de violence sexuelle  ( Neil M. Malamuth, Do Sexually Violent Media Indirectly Contribute to Antisocial Behavior? et Dolf Zillmann, Effects of Prolonged Consumption of Pornography) . Les résultats des recherches sur ce sujet sont exposés dans The Effect of Pornography : Consumption of Pornography (The effects of Pornography: An International Perspective).

 

Lire les témoignages

Lire l'article "Le porno m’a façonnée"

 

Mobilisation concernant le rôle de la pornographie dans le viol, l'inceste et les violences

Le 15 août 2011 paraissait dans le journal "France-Soir" un article intitulé "Du porno pour diminuer le nombre de viol?".

Nous souhaitons fermement démontrer que la pornographie ne peut ni diminuer ni empêcher un viol, bien au contraire ! Nous ouvrons sur notre site une rubrique concernant la pornographie et son rôle dans le viol, les agressions et les violences.

Que vous soyez une ancienne victime de viol ou de violence, un professionnel, un journaliste, un dessinateur, nous vous invitons à nous faire parvenir vos témoignages, réactions, études, dessins ou articles relatifs à la pornographie à courrier.crifip@gmail.com

Les chiffres de la pornographie


  • Les analystes spécialistes du commerce sur l'Internet estiment qu'un site pornographique peut gagner entre 10 000 et 15 000 dollars chaque jour. Certains des plus anciens sites ont des revenus de presque 2 millions de dollars par mois 1.
  • Les internautes ont dépensé près de 1 milliard de dollars pour accéder à des sites pornographiques en 1998.
  • En 1998, il y avait plus de 100 000 sites pornographiques commerciaux et 200 nouveaux sites apparaissaient quotidiennement2.
  • Sur 57 millions d'Américains accédant à Internet, près de la moitié consultent des sites pornographiques pendant 1 à 10 heures par semaine3.
  • Selon Dusch (2002 : 101), le chiffre d’affaires mondial de la pornographie « s’élève à près de 52 milliards d’euros »4.
  • La vidéo pornographique représente à elle seule un marché de 19 milliards d’euros5
  • Une enquête a dressé, en 1999, une liste de 30 000 sites pédocriminels sur un total estimé à 4,3 millions de sites sur le Web (Guttman, 1999).
  • « la croissance explosive de la diffusion de la pornographie, la commercialisation agressive […] piègent les internautes contre leur volonté » (Flores cité par Hugues, 2001 : 44), ce qui implique que la pornographie s’impose même à ceux qui ne désire pas la consommer.
  • D’après des estimations d’experts, le chiffre d’affaires de la pornographie enfantine atteindrait aux États-Unis entre deux et trois milliards de dollars US par an (Ellengeber, 2002).
  • Les producteurs de pédopornographie auraient filmé un million d’enfants seulement aux États-Unis (CMESCE, 2002).
  • En 1996, le Premier Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle d’enfants à des fins commerciales, tenu à Stockholm, rappelait qu’un million d’images pornographiques et 40 millions de pages Internet étaient consacrées à la pornographie enfantine. La tendance est depuis à la hausse.
  • En Allemagne, la police estime à 130 000 les enfants qui seraient contraints à des pratiques pornographiques (Ellenberger, 2002).
  • Selon une enquête menée à l’Université de Pennsylvanie, entre 300 000 à 400 000 enfants sont contraints chaque année en Amérique à la prostitution, à la pornographie ou à d’autres formes d’exploitation sexuelle (CMESCE, 2002).
  • La pornographie infantile ou pseudo-infantile (kiddie ou chicken porn) sur Internet constituerait, en 1995, 48,4 % de tous les téléchargements des sites commerciaux pour adultes (Rim, 1995 : 1918).
  • En 2003, les enquêteurs américains ont retracé 250 000 pédocriminels présumés à travers le monde à l’aide d’informations concernant des cartes de crédit colligées sur des sites de pornographie infantile. Dans le cadre de cette enquête, en janvier, les forces policières canadiennes dévoilaient l’arrestation de 42 Ontariens et indiquaient que plus de 2 000 Canadiens, dont 400 Québécois, étaient des suspects (Béraud, 2003).
  • Selon une étude de Farley et de Barkan (1998) 64 des 130 prostituées interrogées (49,2 %) ont participé à une production pornographique et 42 (32,3 %) ont subi une ou plusieurs tentatives de clients de les contraindre à reproduire ce qu’ils avaient vu dans la pornographie.
  • Selon Silbert et Pines (1984), 38 % des 200 prostituées interviewées ont été l’objet d’une utilisation pornographique dans leur enfance.
  • Un inspecteur de police du département de Los Angeles a estimé que, sur l’ensemble des 700 agresseurs d’enfants arrêtés pour crimes sexuels extra-familiaux à l’égard d’enfants durant les dix dernières années, plus de 50 % étaient en possession de matériel pornographique impliquant des enfants et approximativement 80 % possédaient de la pornographie d’adultes ou d’enfants (Panepinto, 2000).
  • L’organisation Childwatch, basée en Angleterre, a constaté que sur 27 agresseurs sexuels d’enfants reconnus coupables entre 1986 et 1988, 23 % utilisaient leurs victimes pour faire de la pornographie et que presque tous possédaient de la pornographie enfantine (Healy, 1996).
  • Plusieurs études ont également fait apparaître des liens très étroits entre la prostitution d’enfants et la production de pédopornographie (Taylor, Quayle et Holland, 2001).
  • Selon une enquête faite dans les prisons, 77 % des pédocriminels ayant molesté des petits garçons et 87 % de ceux qui ont molesté des petites filles ont admis que de la littérature pornographique sur leurs pensées et leurs comportements avaient joué un rôle déterminant.
  • Un rapport de la police du Michigan a montré que dans 40 % des crimes sexuels, le criminel a avoué avoir utilisé du matériel pornographique juste avant de passer à l’acte (Poulin et Coderre, 1986 : 87-108).

 

 

  1. Gazette de Montréal, 19 mars 1997
  2. Enough is Enough
  3. Étude de l'année 2000 aux États-Unis par la chaîne de télévision MSNBC
  4. Soit 60,8 milliards USD. Il était 6 milliards USD en 1983 (Potter, 1986).
  5. Soit 22,3 milliards USD.

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