Les hommes victimes

Agressions sexuelles chez les hommes

Des chiffres renversants nous indiquent l'ampleur du problème des abus sexuels commis envers les garçons . Comme dans le cas des abus sexuels commis envers les jeunes filles, il n'est pas exagéré de parler d'un fléau. Plusieurs recherches récentes estiment qu'au moins un garçon sur six est victime de violences sexuelles , avec contact physique entre l'abuseur et la victime, avant d'atteindre l'âge de 18 ans. Si la définition de l'abus sexuel est élargie, pour inclure l'exposition précoce à des ébats sexuels de personnes adultes, à du matériel pornographique et à de l'exhibitionnisme, les chiffres sont alors plus élevés, allant de un sur quatre à un sur trois. Les conséquences de l'abus sexuel ne sont pas moins nombreuses, ni moins sérieuses, ni moins envahissantes ou encore, moins pénibles à vivre pour l'homme qu'elles ne le sont pour la femme.  Au nombre des effets les plus fréquemment rencontrés, mentionnons l'anxiété et la confusion identitaire et sexuelle, l'amnésie de son enfance, la difficulté, voire l'incapacité, de faire confiance à soi-même et aux autres, divers désordres du sommeil, la compulsion sexuelle, la dysfonction sexuelle, l'incapacité de soutenir l'intimité dans ses relations, l'abus de substances psychotropes, la sur-performance ou la sous-performance au niveau professionnel, etc. Compte tenu de l'ampleur des conséquences vécues, nous serions portés à croire que les hommes en parleraient et consulteraient bien davantage pour parvenir à se sentir mieux dans leur peau. Pour notre part, nous constatons que plusieurs des hommes que nous rencontrons et qui ont déjà consulté à un moment ou l'autre de leur vie, l'ont fait presque toujours en identifiant un autre motif de consultation que celui des abus sexuels vécus : l'abus et la dépendance de substances, une séparation, un divorce, des difficultés professionnelles, etc.
En fait, les composantes du processus de socialisation des garçons permet de comprendre mieux la difficulté des hommes à recourir à de l'aide, notamment lorsqu'il est question d'abus sexuels. Elles contribuent à faire en sorte que les hommes, au cours de leur développement, et ce, jusqu'à l'âge adulte, auront tendance à dénier le fait que les expériences sexuelles précoces qu'ils ont vécues les ont grandement perturbés.
D'une part, les messages que reçoit l'adolescent au cours de son développement laissent le plus souvent entendre que l'homme est plus difficilement perçu comme la victime d'un acte sexuel abusif qu'il ne l'est comme auteur potentiel d'une agression. Il peut alors s'avérer difficile pour lui de croire qu'il a été lui-même l'objet d'une agression. De plus, nombreux sont les messages que reçoit l'enfant mâle qui l'amènent à accorder une valeur positive à toute expérience précoce de la sexualité; il tentera ainsi souvent de se convaincre que c'était le cas, même à la suite des abus. Il apprend également que le mâle doit prendre les initiatives en matière de sexualité, sous peine de ne pas être perçu comme un homme véritable. Là aussi un piège est tendu à l'enfant mâle et, le plus souvent, il en demeurera captif jusqu'à l'âge adulte . Non seulement il pourra interpréter les contacts sexuels de l'enfance ou de l'adolescence, bien que non désirés, comme des expériences faisant partie d'un parcours de vie particulier, voire privilégié, mais aussi il pourra tenter de se convaincre qu'il avait sans doute provoquer lui-même les contacts sexuels. Sans compter que, souvent, l'abuseur aura tenté de rendre sa victime responsable des ses propres actes. L'enfant ou l'adolescent abusé ressortira de ces expériences avec un grand sentiment de responsabilité qui se transformera rapidement en sentiment de culpabilité. La honte, profondément ancrée, de qui il est et de ce qu'il vit ou a vécu l'envahira tout aussi rapidement.
L'impact de ces expériences sexuelles pour lesquelles il n'avait pas atteint la maturité physique, affective et émotionnelle adéquate se laissent donc encore sentir à l'âge adulte, même avancé. Et le mot "impact" est ici approprié car l'enfant qui subit une forme d'abus sexuel se retrouve en état de choc, qu'il vit le plus souvent seul. Les conséquences des abus sexuels correspondent alors aux ondes de choc qui se réverbèrent pendant des années dans la chambre sombre et isolée que devient la vie de la personne.
D'autre part, le garçon apprend aussi que le "vrai" homme doit être en mesure de régler ses problèmes tout seul. Tous les malaises et toute la confusion qui accompagnent le vécu des abus sexuels, il doit y voir clair par lui-même, s'en débarrasser par ses propres moyens, au risque de ne pas parvenir à acquérir une perception positive de lui-même. Cette prescription sociale s'avère, et pour cause, trop lourde à absorber et il s'en suit, à des degrés variables, une perte d'estime de soi, de confiance en soi, un sabotage plus ou moins pernicieux et chronique de sa propre vie. L'homme connaît alors toutes les affres de la dépression et de ses ramifications et expressions; ou encore, dans l'espoir de conserver l'image de l'homme fort et en contrôle, l'homme ne se donne accès qu'à l'émotion et au sentiment consentis aux "vrais" hommes : la colère et l'agressivité, avec tous les actes de délinquance et de violence qui leur sont liés.
Cela exige énormément de courage de la part des hommes adultes pour s'ouvrir au sujet des abus sexuels dont ils ont été victimes. Ceux qui le font, et ils sont de plus en plus nombreux à le faire, ont dû le plus souvent attendre 10, 20, 30 et même 40 ans ou plus avant d'aborder avec d'autres personnes le passé douloureux qu'ils ont connu à l'enfance. Certains auront essayé de le dire au moment où les abus avaient lieu ou peu après, mais très nombreux sont ceux qui n'en ont récolté que des blâmes ou des reproches, à moins que ce n'ait été, purement et simplement, du déni et de l'incrédulité. Pour répondre à la demande croissante des hommes adultes de se libérer du poids de leur silence, de leur secret empoisonné, une nouvelle ressource a enfin vu le jour il y a deux ans, à Montréal.
C'est d'abord sur l'initiative du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels de Montréal (CAVAC) qu'un nouveau service est apparu, sous le nom de groupe PHASE (Pour Hommes Abusés Sexuellement dans leur Enfance). Un agent de développement, détenant une maîtrise en psychologie, fut engagé grâce à un programme d'emploi et il forma équipe avec l'une des criminologues du Centre d'aide. Les objectifs de ce service étaient de permettre à des hommes de briser le silence en présence de pairs, de réduire leur isolement, de mieux comprendre les conséquences liées aux abus sexuels vécus et d'identifier des pistes favorisant leur rétablissement.
Comme la mise en place des conditions favorables à la présence du sentiment de sécurité et de confiance mutuelle était essentielle, nous avons opté pour une première démarche de nature psychoéducative et structurée, poursuivie à l'intérieur d'un groupe restreint et fermé. Les deux intervenants accompagnent les huit participants tout au long des dix rencontres consécutives, se tenant sur autant de semaines, et facilitent l'introspection, la communication et le soutien réciproque des hommes formant le groupe. Chacune des rencontres se déroule autour d'un thème visant à favoriser la poursuite des objectifs au cours de cette démarche qui se veut progressive. Les ateliers sont en effet bâtis les uns sur les autres et, à travers des lectures et des exercices en groupe ou à domicile, et les échanges et les partages, les participants sont amenés à mieux comprendre ce qu'ils ont vécus, à retrouver une meilleure estime et une plus grande confiance en soi, à considérer une "lueur au bout du tunnel", à y trouver une bouée de sauvetage "de dernière chance", ainsi que plusieurs l'expriment.
Devant le besoin exprimé par certains participants ayant terminé la première démarche, dite Phase I, nous avons présenté la possibilité de poursuivre le travail sur soi en mettant en place le groupe de Phase II. Cette démarche vise à permettre le cheminement des participants sur les pistes de rétablissement qu'ils ont identifiées ou pressenties au cours du premier groupe. Les intervenants demeurent donc les compagnons de route de chacun des hommes, selon son rythme et les avenues qu'il désire explorer. Alors que la Phase I présentait une démarche à laquelle les intervenants invitaient les participants, cette Phase II consiste en l'inverse puisque les intervenants suivent plutôt la progression des participants en la leur facilitant le plus possible. Les hommes retrouvent ainsi peu à peu le pouvoir sur leur vie, pouvoir qui leur avait été usurpé.
Devant l'impossibilité de trouver du financement public pour le maintien du nouveau service du CAVAC, un organisme communautaire à but non lucratif, CRIPHASE, est né en mars 1997 dans le but de maintenir un lieu de parole destinés aux hommes victimes d'abus sexuels. Grâce aux contributions financières des participants, les groupes de Phase I et de Phase II ont continué de se tenir. De plus, pour permettre aux hommes de se rencontrer de manière plus informelle, une activité mensuelle de café-rencontre fut mise en place. Puis, pour présenter encore une autre possibilité de parole, après avoir constaté que l'expression écrite avait longtemps représenté un planche de salut pour de nombreux hommes, un atelier d'écriture visant à favoriser la conscience de ses mécanismes de censure personnelle face à l'abus fut également mise en place. Enfin, afin de donner à la démarche de Phase I toute sa crédibilité, une évaluation scientifique de cette démarche a été menée, sous la direction de Monsieur Marc Tourigny, par l'intervenante Marie-Laure Guillot qui a choisi d'en faire son sujet de recherche au cours de ses études de maîtrise en travail social. (Denis René Intervenant à CRIPHASE.)

La violence conjugale envers les hommes

Epidémiologie

  • Attention aux chiffres!! Biais dans les études
  • Néanmoins quelques données édifiantes
  • 1 homme meurt tous les 14 jours des suites de violences domestiques*
  • Le taux de suicide chez les hommes est aussi en lien avec le silence autour de cette problématique
  • Coûts économiques (directs et indirects)

* Étude nationale sur les décès au sein du couple- Bilan des 9 premiers mois de 2006-Ministère de l’intérieur. France.

DÉFINITION DE LA VIOLENCE

 « L’usage délibéré ou la menace d’usage délibéré de la force physique ou de la puissance contre soi-même, contre une autre personne ou contre un groupe ou une communauté qui entraîne ou risque fort d’entraîner un traumatisme, un dommage moral, un mal développement ou une carence ».
Source: (OMS, 2002)

La violence conjugale

« La violence au sein du couple est un processus évolutif au cours duquel un partenaire exerce, dans le cadre d’une relation privilégiée, une domination qui s’exprime par des agressions physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou spirituelles ».

Source: professeur Henrion – Rapport du ministère de la santé- 2001; Paris , France.

  • La violence appartient aux deux sexes: la violence conjugale envers les hommes existe aussi!
  • Elle s’exerce de manière physique, psychologique, économique et sexuelle; elle a des conséquences sur la santé.
  • Le soignant a un rôle à jouer dans la prise en charge et l'accompagnement des hommes victimes de violence conjugale.
  • La levée du tabou passe par l’information, la sensibilisation, la médiatisation et l'évolution des mentalités.

La violence des gais dans leurs relations intimes

Introduction

On ne connaît pas l’ampleur de la violence des gais dans leurs relations intimes, d’une part, parce que ce sujet a été peu étudié et, d’autre part, parce que les signalements de cette violence semblent peu nombreux, comme c’est le cas pour toutes les autres formes de violence dans les relations intimes1. Toutefois, même si les études sont peu nombreuses, les chercheurs qui se sont intéressés au sujet sont d’accord sur le fait que la violence entre gais est aussi fréquente que celle qui peut exister dans les relations entre hétérosexuels ou entre lesbiennes. Selon certains chercheurs, le problème concerne au moins un couple sur cinq2-4. La violence est considérée comme le troisième problème de santé le plus important après le SIDA et la toxicomanie chez les gais 5,6. Selon Lehman (1997), lorsqu’on a demandé aux gais d’énumérer les facteurs pouvant contribuer à la violence dans les relations intimes, ceux-ci en ont cité plusieurs7. Ainsi, que ce problème soit ou non ouvertement et suffisamment reconnu, la communauté gaie semble reconnaître que la violence existe bel et bien dans les relations intimes entre hommes.
La violence dans les relations intimes, qu’elle soit le fait d’hommes ou de femmes ou qu’elle se produise entre gais, hétérosexuels, bisexuels ou transsexuels, touche toutes ces catégories, peu importe l’âge, la situation socio-économique, la croyance religieuse, l’appartenance raciale ou culturelle ou le niveau de scolarité8, 9. Toutefois, même si les gais et les lesbiennes admettent l’existence du problème, l’auteur estime qu’ils ne sont pas vraiment conscients de son ampleur. En outre, ils ne sont pas non plus très renseignés sur les ressources et les services d’aide qui leur seraient utiles, bien qu’ils aient, en fait, moins de possibilités d’aide que les hétérosexuels concernant le même problème. En raison de la discrimination dont ils sont encore l’objet, de la part de la population et des institutions, les gais victimes de violence, plus encore que les autres victimes, hésitent à en parler à des représentants d’organismes compétents par crainte de la réaction qu’ils auraient s’ils leur dévoilaient la violence qui règne dans leurs relations intimes. Le présent document de travail vise à faire connaître l’information qui existe sur la violence dans les relations intimes entre gais aux divers publics qui cherchent des solutions : les gais qui subissent cette violence, leurs amis, leurs collègues, les membres de leur famille et les professionnels compétents (en particulier les thérapeutes, les conseillers, les dispensateurs de soins de santé et les spécialistes des droits de la personne). Ce document formule également des suggestions sur la manière de cerner les problèmes particuliers que pose la violence au sein des couples gais et d’y réagir.

Manifestation de la violence dans les relations intimes des gais

Dans le présent document, la violence dans les relations intimes des gais se caractérise par tout comportement violent adopté par l’un des deux partenaires pour contrôler et dominer l’autre. Farley (1985) la définit comme « un acte de violence psychologique ou physique par lequel l’agresseur cherche à intimider ou à blesser son partenaire intime »10.

Formes de violence


Violence physique
La violence physique consiste à commettre délibérément un acte de violence ou à adopter une forme de comportement violent qui entraîne des préjudices corporels. Elle concerne tout l’éventail des actes de violence, du plus bénin au plus grave, à savoir bousculer, gifler ou frapper, donner des coups de poing ou de pied, étrangler, mordre, poignarder, brûler ou se servir d’une arme à feu11. Le fait d’empêcher un homme victime de violence de rentrer chez lui ou de l’abandonner dans un lieu dangereux entre aussi dans l’éventail des actes de violence physique12. Un homme handicapé court davantage de risques d’être victime de violence et de ne pouvoir se défendre, car son partenaire peut, par exemple, l’empêcher de prendre ses médicaments ou de les prendre convenablement en lui limitant l’accès à ses appareils et accessoires fonctionnels ou en détruisant ses prothèses13,14.

Violence sexuelle
La violence sexuelle consiste à contraindre un partenaire à avoir des activités sexuelles. L’agression sexuelle (y compris l’exigence de rapports sexuels à la demande) et le fait de contraindre le partenaire à avoir des activités sexuelles avec des tiers entrent dans cette catégorie. L’agresseur peut aussi refuser de pratiquer une sexualité sans risque et exposer son partenaire aux maladies sexuellement transmissibles.

Violence psychologique
La violence psychologique envers un partenaire peut revêtir de nombreuses formes : l’absence de témoignages d’affection, la critique ou le sarcasme systématiques, les menaces, l’intimidation, l’humiliation et les déclarations visant à créer des sentiments de culpabilité ou de honte15. Dans les relations entre gais, l’intimidation peut aussi consister à menacer le partenaire de révéler publiquement son homosexualité alors que celui-ci a choisi de ne pas le faire. Si le partenaire a des enfants ou des animaux de compagnie, l’agresseur peut les blesser ou menacer de le faire, ou encore menacer le partenaire de l’empêcher de les voir. Un partenaire violent peut recourir à diverses formes de manipulation pour « avoir toujours ce qu’il veut », entre autres en menant une « guerre des nerfs » afin d’avilir son partenaire, ou en déformant les faits sur des querelles et des conflits antérieurs pour accroître son emprise sur lui. Il peut même le menacer de se suicider pour l’empêcher de le quitter. Il peut aussi se moquer de ses croyances religieuses ou de ses valeurs spirituelles, ou le dévaloriser et l’empêcher de participer à des activités dans ce domaine (certains chercheurs ont distingué cette forme de violence en parlant de violence spirituelle). Un agresseur peut aussi se servir des croyances religieuses ou des valeurs spirituelles ou morales de son partenaire pour le manipuler et l’empêcher de le quitter. La violence psychologique peut aussi consister à se moquer de la sexualité du partenaire, forme de violence parfois désignée « dévalorisation de la sexualité »16.. Appliquée à la violence entre gais, c’est le fait, par exemple, de critiquer l’orientation ou la performance sexuelle du partenaire, son image corporelle, son style vestimentaire ou son apparence physique, ou de le rabaisser à ce sujet. Enfin, le partenaire violent peut aussi tenir des propos
fallacieux à l’égard de sa victime, ou la menacer de le faire, en prétendant par exemple qu’il se conduit mal envers les autres.
L’homme qui fait preuve de violence psychologique peut aller jusqu’à isoler son partenaire17, ce qui peut accroître le recours à d’autres formes de violence. Il peut l’empêcher d’avoir des contacts avec ses amis, ses collègues, ses enfants et d’autres membres de sa famille. Il peut aussi surveiller ses activités ou ses contacts, ses conversations, ses appels téléphoniques et son courrier. Il peut « faire des scènes » en public jusqu’à ce que toute activité sociale soit finalement éliminée. La victime de cette forme de violence finit par se voir obligée de dépendre encore plus de son partenaire, et celui-ci peut alors limiter ses contacts avec les personnes de l’extérieur qui pourraient menacer la relation ou découvrir la situation. Beaucoup de gais peuvent être particulièrement vulnérables à l’isolement social forcé, dans la mesure où, en raison de leur orientation sexuelle et de la discrimination sociale qu’elle peut susciter, ils n’ont parfois plus de contacts avec leur famille et ne possèdent pas forcément un cercle important de relations pour les soutenir18.

Exploitation financière
Pour un homme violent, l’exploitation financière peut consister à refuser à son partenaire l’accès à des ressources (argent ou biens) afin de le maintenir dans un état de dépendance financière. À l’inverse, il peut aussi faire des dépenses excessives ou accumuler des dettes pourmettre son partenaire dans l’embarras sur le plan financier19, ou exiger de lui qu’il lui fasse part de toutes ses habitudes d’achat et de sa situation bancaire. Il peut également l’empêcher de travailler ou le harceler à propos du travail, ce qui peut compromettre son emploi.

Effets de la violence

Celui qui subit la violence dans une relation intime peut finir par souffrir de peur, d’anxiété et de dépression chroniques. Cela peut l’amener à se sentir incapable, désensibilisé sur le plan émotif, impuissant et même suicidaire20. La violence peut aussi occasionner des problèmes de santé physique etmentale à long terme,
notamment de l’anxiété ou de l’agitation débilitante, des palpitations, des maux de tête dus au stress ou à de l’hypertension21, 22. Au nombre de ces symptômes, il faut
aussi compter le syndrome de stress post-traumatique qui se manifeste par des cauchemars, un état de dépression, des attitudes d’évitement et l’intrusion de pensées
ou d’images négatives, de l’insomnie et des accès de panique. Ce syndrome peut résulter d’expériences vécues dans l’enfance et aussi à l’âge adulte, comme c’est le cas
notamment de la violence subie dans une relation avec un partenaire intime.

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