Les conséquences

  • 90% des femmes atteintes de fibromyalgie auraient subi des agressions sexuelles pendant leur enfance, leur adolescence ou au début de leur vie adulte. (Goldberg et al Disabil. Rehabil. 1999; 21 (1) : 23-30; Boston, USA)
  • Entre 76% et 90% des femmes et des hommes prostitués ont des antécédents d'agressions sexuelles pendant leur enfance. La plupart du temps, il s'agit d'inceste. (Hill, Kathryn, Adult Survivors of Child Abuse, fiche d'information, Centre national d'information sur la violence dans la famille, Ottawa, Canada 1992)
  • Une enquête postale rétrospective a été réalisée auprès des victimes de viol ayant consulté aux Urgences Médico-Judiciaires de l'Hôtel Dieu à Paris. Les cent vingt répondants à l'enquête ont fourni des informations permettant d'envisager le diagnostic de Syndrome Secondaire à un Stress Traumatique (PTSD) pour 66% et de PTSD chronique de durée supérieure à six mois pour 38% (Lopez et al. 1992).
  • Une étude sur des enfants âgés de 7 à 13 ans ayant subi soit une agression sexuelle, soit une agression physique, soit les deux formes d’agression estime la prévalence respective du PTSD à 32 %, 26 % et 55 %, soit un taux global de 34 % (Ackerman & al., 1998).
  • Parmi une population américaine d’hommes adultes faisant une demande de soins et ayant révélé un historique d’abus sexuel durant l’enfance ou l’adolescence (dans 80 % des cas les victimes sont liées juridiquement à leur agresseur), 55 % ont présenté un PTSD à un moment de leur vie. Ils souffrent par ailleurs de dépression (60 %), de troubles psychosomatiques (60 %), de dépendance à l’alcool (60 %) et de phobies sociales (45 %) (Schulte & al., 1995).
  • Sur une population de femmes ayant subi un viol avant leur majorité, 8,5 % souffrent d’un PTSD à l’âge adulte (1,9 % chez les non victimes), le taux de PTSD sur la vie étant de 32,3 % (10,4 %). Seules 11,9 % des victimes ont porté plainte contre leur agresseur, qui dans 40,6 % des cas est un membre de la famille (Saunders & al., 1999).
  • L’automutilation : le nombre des victimes d’inceste présentant des gestes d’automutilations ( brûlures, entailles, coupures) atteint 58 % dans certaines études.
  • Problèmes affectifs : une forte majorité des victimes d'inceste vivent difficilement leurs rapports avec les hommes, et environ 40% d'entre elles ne se sont jamais mariées. (L’INCESTE ENVERS LES FILLES : ÉTAT DE LA SITUATION : Québec, Conseil du statut de la femme.)
  • Troubles multiples : une étude du Comité de protection de la jeunesse canadienne sur les cas de 85 filles ayant subi l'inceste qui a été signalé, démontre que ces filles présentaient en moyenne huit sortes de problèmes, soit d'ordre familiaux (86%), psychologiques (85%), de relations sociales (49%), scolaires (46%), de nature sexuelle (34%), de délinquance (26%), de fugue (25%) et de santé (23%).
  • De nombreuses études confirment une association entre l’histoire d’un abus sexuel et un comportement sexuel à risque. 30.2% des filles et 9.3% des garçons ont été victimes d’une relation sexuelle forcée, et ont décrit un comportement sexuel à risque allant des relations avec partenaires multiples, précocité sexuelle jusqu’aux grossesses non désirées (Raj 2000)
  • 35% des femmes ayant subit l'inceste auraient des problèmes d'addiction à l'alcool et aux drogues, comparativement à 5% de femmes non agressées. (Commité permanent de la santé et du bien-être social, des affaires sociales, du troisième âge et de la condition féminine, La guerre contre les femmes, Ottawa, Gouvernement du Canada, juin 1991, page 14.)
  • Les femmes ayant été agressées sexuellement pendant leur enfance risquent deux fois plus que les autres de prendre des somnifères et trois fois plus d'avoir recour à des calmants . (Hamel et Cadrin, op. cit., page 36.)
  • 19% des femmes victimes d'inceste ont dit avoir été agressées sexuellement par leur mari, comparativement à 7% des femmes non abusées pendant l'enfance (Source : Diana E.H. Russell, The Secret Trauma: Incest in the Lives of Girls and Women, New York : Basic Books, Inc., 1986
  • 27% ont rapporté avoir été battues par leur mari, comparativement à 12% chez les autres répondantes.  (Source : Diana E.H. Russell, The Secret Trauma: Incest in the Lives of Girls and Women, New York : Basic Books, Inc., 1986)
  • 20 à 30% des enfants agressés sexuellement ont des problèmes liés au sommeil. (Hamel et Cadrin, op. cit., 36).
  • 30 à 55% des jeunes fugueurs auraient été victimes d'agressions sexuelles. (L'inceste envers les filles : état de la situation : Québec, Conseil du statut de la femme).
  • Lorsque l'on considère une population d'alcooliques dépendants, on retrouve dans leur anamnèse une agression sexuelle dans l'enfance, avant l'âge de 16 ans, chez 54% des femmes et 24% des hommes (Moncrieff et col., 1996).
  • Concernant la consommation de drogue et les vécus incestueux, on retrouve chez 29% d'hommes et 55% de femmes toxicomanes des antécédents incestueux (Glover et col., 1996).
  • Quant aux tentatives de suicide elles sont de 3 à 4 fois plus élevées quand l'agression sexuelle a eu lieu avant l'âge de 16 ans (Davidson et col., 1996).
  • Drossman a rapporté le premier la fréquence élevée d’abus sexuels dans la population des patients présentant des troubles fonctionnels intestinaux : 44 % d’entre eux ont des antécédents d’attouchements sexuels, de menace de viol ou de viol. Il y a 3 à 4 fois plus d’abus sexuels dans une population de patients présentant des troubles digestifs fonctionnels par rapport à ceux qui présentent une pathologie organique. (Drossman DA. Physical and sexual abuse and gastrointestinal illness: what is the link ? Am J Med 1994;113:828-833.)

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Vous devez être connecté pour poster un commentaire

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site