Extraits de livres

Parents toxiques

A propos du pardon

Il n’est pas nécessaire de pardonner à nos parents pour nous sentir mieux et pour changer de vie.

(...)

2 aspects du pardon :

  1. Renoncer au besoin de vengeance
  2. Absoudre de toutes responsabilités l’agresseur La vengeance = motivation normale mais négative car enferme dans rêveries obsessionnelles où la satisfaction ne vient que des coups rendus D’OU frustration + tristesse CHAOS Absoudre = injustice = autre forme de refus (déni) On peut pardonner pour aboutir en retour à se détester soit même car il faut un coupable.

(...)

Je suppose que dieu veut que je guérisse encore plus qu’il ne veut que je pardonne"

(...)

Pardonne et oublie = fait comme si rien ne s’était passé nécessité de la colère, de pleurer le désamour, d’estimer les tords de l’autre.

Le pardon est justifié quand le parent fait quelque chose pour le mériter.

La paix de l’émotion et de l’esprit arrive quand on se soustrait au contrôle des parents toxiques, sans nécessairement leur pardonner. Et on ne peut y arriver qu’après s’être occupé de ses propres sentiments de révoltes et de douleurs et avoir remis les responsabilités à leur place.

La cruauté ordinaire

L’état post-traumatique affecte aussi la vie de relations. La victime d’un trauma psychique ne sait plus « à qui s’adresser ». Ne pouvant se représenter ses interlocuteurs, sa situation, le monde où il se trouve, il se replie sur lui-même, évitant de rencontrer qui que ce soit et même de nouer un contact avec sa propre personnalité, puisqu’il « ne se reconnaît plus lui-même ».

On discerne en cela les liens étroits entre les troubles de la représentation et les trouves du contact.

L'enfant cassé, l'inceste et la pédophilie

Curieusement, en élaborant sa théorie du complexe d'Oedipe pour asseoir celle des fantasmes, Freud a également tronqué le début du mythe. Il a fait de ce pauvre Oedipe un monstre, tout comme l'enfant victime est devenu il y a cent ans un être menteur et vicieux dont il faut se méfier ou un être aux prédispositions instinctuelles dont il faut s'empresser de cadrer les fantasmes. En effet Freud, en s'inspirant du mythe d'Oedipe, semble avoir oublié que le roi Laïos avait commis un acte de pédophilie sur le fils d'un ami qui l'avait accueilli. Comme l'oracle lui avait prédit qu'il serait tué par l'enfant qu'il mettrait au monde, il confia Oedipe à un berger pour le faire mourrir par exposition sur une montagne. Le berger lui désobéit et confia ce bébé à un couple stérile, Polybe et Mérope. Ces derniers l'élevèrent comme leur fils, ne l'informant pas de ses origines. Lorsque l'oracle annonça à Oedipe qu'il tuerait son père et aurrait une liaison avec sa mère, il ne retourna pas voir ses parents d'adoption car il avait tissé des liens d'amour avec eux. Les ayant quittés pour les protéger, il rencontra sur son chemin un homme provocant, qu'il tua pour se défendre, ignorant que cet homme, Laïos, était son père génétique. Il vit en Laïos un inconnu violent contre lequel il devait se protéger. Etait-ce là un véritable parricide puisque Laïos n'était pas celui avec lequel il avait établi des liens paternels? Après avoir résolu l'énigme du Sphinx, c'est une veuve inconnue qu'il crut épouser. Etait-ce là un inceste?
Freud a utilisé dans l'interprétation du mythe d'Oedipe des mécanismes d'inversion propres aux agresseurs. Pourquoi Freud a-t-il renversé la situation d'Oedipe en faisant de Laïos, le pédophile et presque infanticide, une victime de parricide et Oedipe un monstre à condamner?

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