Criminologie, violence

De la criminologie en Amérique - Perspectives comparées France-Canada

 

Isabelle Dréan-Rivette

La France est en train d'assister à une mutation singulière dans son approche du phénomène criminel avec la naissance de la criminologie.
Cette nouvelle discipline, qui ne prend sens qu'à l'intérieur d'un système juridique pénal, concerne au premier rang les juristes. Une démarche comparée France-Canada, pays de référence en matière de criminologie, permet de prendre non seulement toute la mesure de la spécificité des fondements de la justice pénale française, mais également de révéler à quel point cette discipline naissante peut constituer un formidable et puissant outil de consultance au service d'une gouvernance pénale.

Les violences scolaires - Une enquête édifiante

Séverine Foenix

Doit-on tolérer que des enfants entrent dans le monde de la violence en même temps qu'ils franchissent la grille de l'école ? En milieu scolaire, la violence, verbale et physique, gagne du terrain.
Quand l'enfant est au bord du gouffre et que la chute est imminente, que faire ? Le bourreau était-il une ancienne victime ? L'enfant porte-t-il en lui la trace d'une transmission générationnelle ? Autant d'énigmes que ce livre tente de résoudre. Les études de cas de sept garçons et filles de moins de douze ans éclairent le propos. Entretiens avec les enfants et leurs familles, témoignages des enseignants, directeurs d'établissements, psychologues, assistantes sociales, éducateurs spécialisés, bilans psychométriques et analyses des dessins alimentent l'enquête.
Pour prévenir plutôt que guérir ! Pour apprendre à connaître, à comprendre les enfants violents et, qu'un jour, ils puissent être accompagnés, suivis, soignés et capables d'évoluer et de progresser. Parce qu'ils ont droit à un avenir !

 

Une psy à la prison de Fresnes - Psychocriminologie Etudes de cas

 

Bernadette Sürig

Dix ans, quinze ans, perpète...
C'est le prix payé à la société pour " des actes fous commis par des gens qui ne l'étaient pas ". Du plus primitif au plus sordide, le crime inimaginable, inconcevable, insupportable saisit le lecteur dans cette revue impressionnante des différents scénarios que peut inspirer le crime. La psychologue restitue chaque histoire - vraie -, en démontant son mécanisme tout en la faisant revivre émotionnellement.
L'analyse de l'auteur permet non seulement à l'acte criminel de prendre sens mais invite le lecteur à approcher au plus près les processus de l'Inconscient. En totale résonance avec l'intérêt croissant du public qui, par le biais des séries policières, se passionne pour l'acte criminel, cet ouvrage magistral va satisfaire sa curiosité et parfaire ses connaissances. Et surtout l'aider à comprendre pourquoi et comment des hommes en sont arrivés là...
Destiné au grand public aussi bien qu'aux étudiants et aux professionnels intervenant dans le champ de la délinquance, cet ouvrage rigoureux et accessible donne un éclairage indispensable sur les concepts de la psychanalyse et de la criminologie.

Criminologie et psychiatrie

Thierry Albernhe

L'esprit de cet ouvrage, premier du genre, est de créer un trait d'union entre la criminologie et la psychiatrie.
S'y trouvent réunies les contributions originales de 124 auteurs spécialisés en psychiatrie et en criminologie, également en psychologie, sociologie, philosophie, histoire, médecine légale, biologie et anthropologie. Cet ouvrage constitue non seulement une véritable somme, une mine d'informations pour tous les spécialistes, mais sa lecture attentive permettra de se poser de nombreuses questions destinées à faire avancer la problématique délicate constituée par les rapports entre psychiatrie et criminologie.

 

Viol et identité - Un Génocide Individuel

 

Philippe Bessoles

Ce livre présente beaucoup de cas cliniques différents et commente les conséquences psychiques, le vécu du corps et les troubles somatiques suite au viol.
Il s'agit d'une approche clinique et médicale. Crime sans cadavre, le viol est un meurtre qui laisse la victime vivante. Il assigne à la torture tel un matricule tatoué à l'avant-bras, à cette différence qu'il n'y a pas mieux que le sexe pour réduire l'Autre au simple commentaire de son esclavage. Le viol n'est pas un acte sexuel. Au contraire, il signe l'impossible déploiement de la rencontre intime pour exacerber le sensible, la présence et la permanence de sa mise en scène génocidaire.
Comme les rares rescapé(e) s des camps de la mort, la femme s'étonne elle-même d'être revenue vivante de l'holocauste du féminin pour nourrir remords et culpabilité. Bien des décennies après, elle décline le trauma et conjugue le pathos. Femme crucifiée, elle porte l'infamante blessure. Le viol est un meurtre qui se passe sans avoir lieu. Il condamne la victime à la perpétuité de son tourment. Les formes les plus destructrices de la criminalité émargent au sexe et à la sexualité comme si elles indiquaient en vain les impasses de repentance de notre primitivité.
L'enjeu essentiel de la clinique du viol réside dans le démantèlement des enveloppements psychiques primaires, l'effondrement de la confiance basale et le déchirement de la trame représentative. La prise en compte des dimensions identitaires est princeps des efficacités méthodologiques et thérapeutiques. Les formes génocidaires des pathologies issues du viol engagent la recherche clinique à circonscrire la notion de psychose posttraumatique.
Le génocide individuel du viol éradique hominisation et humanisation pour assujettir la victime à un espace agglutiné avec le criminel sexuel et une temporalité transhistorique habitée de terreur et d'agonie.

La violence des jeunes en question

Véronique Le Goaziou , Laurent Mucchielli


 

Oise, grandes affaires criminelles

 

Sylvain Larue

On l'appelait le tueur de l'ombre.
Ce serial killer, l'un des plus fameux des années 1970, fit trembler huit ans durant la paisible ville de Nogent-sur-Oise... Comme souvent, réduire l'histoire criminelle à un seule " cause célèbre ", fut-elle aussi grave, serait commettre une erreur. Mais à Beauvais qui se souvient, en traversant la place du Franc-Marché, qu'à maintes reprises le sang des condamnés y fut versé, au nom de la loi ? Qui se rappelle des avocats dont les voix d'airain résonnèrent dans le palais de Justice pour sauver la tête des assassins les plus coupables de l'Oise ? Le temps passe et se charge, hélas, d'effacer des mémoires le souvenir des grands procès d'antan...
Rassemblant une trentaine des faits divers les plus retentissants des deux derniers siècles, des cas de parricides, de malfrats avides ou d'amants éconduits, de Creil à Compiègne, de Senlis à Clermont, Les Grandes Affaires Criminelles de l'Oise, tout à la fois devoir de mémoire et livre policier, rappelle que nul n'est à l'abri du drame, et que la Picardie et ses habitants ont aussi leur côté sombre...

Violence et société

Le thème de « la violence » est devenu central dans le débat public depuis une vingtaine d’années. Impossible d’ouvrir un journal, Internet ou la télévision sans entendre parler de la violence, sous toutes ses formes : violences sexuelles, violences dans « les banlieues», violences à l’école, homicides, incivilités, etc.
Les politiques s’en emparent eux aussi, attisant les angoisses sécuritaires de la population. Pourtant, à l’échelle historique, nous assistons à un recul spectaculaire des violences dans les sociétés occidentales. Le processus de pacification des moeurs, cher à Norbert Elias, semble à l’oeuvre, au moins dans nos sociétés développées. Les études historiques et sociologiques montrent que si la violence est à ses taux les plus bas à l’échelle du temps long, surtout en ce qui concerne les actes graves (homicides, violences physiques caractérisées) en revanche, la sensibilité à la violence n’a cessé de croître, dans les sociétés pacifiées.
Le seuil de tolérance n’est plus le même aujourd’hui et l’impression domine que nous vivons dans des sociétés où la violence serait de plus en plus présente. Ce livre tente de faire le point sur cette question cruciale, scrute les différents visages de la violence (urbaines, à l’école, au travail, violences interindividuelles, violences sexuelles, violences institutionnelles…) et la façon dont on peut lutter contre elle, à travers le prisme des différentes disciplines des sciences humaines : anthropologie, sociologie, histoire, psychologie, psychologie sociale, sciences politiques

 

Violences juvéniles, légitime défense ?

 

Ghislaine Pelletier , Stéphane Rullac

L'adolescence est devenue au fil du temps une catégorie de la population qui attise les peurs et les jugements péremptoires.
Le débat médiatique nourrit ce succès, d'autant qu'il participe au sentiment d'insécurité. A travers le thème de la violence juvénile, une nouvelle classe dangereuse semble s'installer. Les chercheurs en sciences sociales et les professionnels du travail social sont aujourd'hui pressés de nous expliquer ce phénomène, pour les premiers, et de le traiter, pour les seconds. Tout en assumant cette responsabilité, que peuvent-ils nous apprendre sur ce thème qui ne favorise ni le recul ni la pondération ? Cet ouvrage propose d'ouvrir un espace de réflexion apaisée, entre analyses disciplinaires (philosophie, sociologie et psychologie) et témoignages professionnels socioéducatifs.
Ce phénomène n'est-il pas un miroir du fonctionnement social, dans lequel la raréfaction des espaces de régulation des adultes, contraint la jeunesse à se réfugier dans un triste dilemme : un huis-clos morbide ou une violence insensée ?

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