Criminalité féminine

L'ultime tabou - Femmes pédophiles, Femmes incestueuses

D'Anne Poiret

Femmes pédophiles, mères incestueuses dans les différents pays où cette enquête a mené l'auteur, personne ne veut entendre ces mots.
Le tabou cache un comportement aussi difficile à comprendre qu'à nommer. Comment fait un enfant pour survivre à cela ? Quels choix s'offrent à lui. Oublier ? En parler ? Mais à qui si personne ne le croit ? Face à ces situations impensables, la parole est souvent étouffée, la souffrance ignorée, minimisée et les droits bafoués. Reconnaître les femmes pédophiles et leurs victimes, n'est-ce pas sortir de l'angélisme lié au rôle de la mère ? Une enquête et des témoignages qui dérangent, qui renvoient aussi à notre représentation de la sexualité féminine.

Figures de femmes criminelles de l'Antiquité à nos jours

De Myriam Tsikounas , Loïc Cadiet , Frédéric Chauvaud , Claude Gauvard

Alors que la part des femmes dans la délinquance est restée moindre que celle des hommes et que le droit traite, en principe, les deux sexes à égalité, pourquoi le récit de leurs crimes les transforme-t-il si facilement en monstres? Pour répondre à cette question, paradoxale, cet ouvrage croise les analyses d'historiens, juristes, criminologues, historiens de l'art et plasticiens.
Ces chercheurs mobilisent des sources abondantes et multiples, fragments bibliques, vases antiques, miniatures médiévales, chroniques judiciaires, dessins de presse, grands procès reconstruits par la télévision... qui nous donnent à voir la complexité des représentations des femmes criminelles, construites et sédimentées depuis trois millénaires. Des figures de femmes criminelles contemporaines - Jeanne Weber, l'ogresse de la Goutte d'or, Violette Nozière, l'empoisonneuse, les soeurs Papin - aux figures archétypales " intemporelles " - Eve, Pandora, la sorcière, la prostituée, la femme adultère, qui ne sont pas coupables de crimes mais pensées comme coupables du désordre de l'humanité -, on retrouve les mêmes stéréotypes dépréciatifs des femmes dans l'imaginaire occidental.
Cette image peut connaître des nuances, des changements concernant les infractions féminines sont intervenus dans le champ juridique, mais sur le long terme la société n'accepte guère que la femme soit criminelle. Si la femme est réellement criminelle, elle donne une image repoussante, celle du monstre, ou au contraire aguichante, celle de la tentatrice dont les prostituées sont les filles. Cela revient, dans les deux cas, à renier le crime au féminin.
Est-ce la raison pour laquelle, aujourd'hui encore, les historiens n'arrivent pas à expliquer le phénomène, sauf à dire que les femmes sont portées à la paix et les hommes à la violence?

Eternelles coupables - Les femmes criminelles de l'Antiquité à nos jours

De Myriam Tsikounas

Qu'y a-t-il de commun entre Ève, la première femme criminelle qui aurait été l'initiatrice du péché, Brunehaut condamnée, aux premiers temps du Moyen Âge, pour sa cruauté, à être traînée par des chevaux emballés, l'ogresse Jeanne Weber qui, au me siècle, asphyxia une dizaine de nourrissons et les sœurs assassines Christine et Léa Papin qui, en 1933, se déchaînèrent sur leurs patronnes?.
L'infanticide, la sorcellerie, le poison, voire le vol sont-ils, comme on le dit communément, le propre des femmes?. Sans nier la réalité du crime, les regards, essentiellement masculins, que porte la société sur les femmes fautives tiennent lieu de réponse. Des vases antiques aux reportages télévisuels en passant par les miniatures médiévales, les tableaux de genre et les couvertures du Petit Journal, l'image est outrée, réductrice, stéréotypée, sans doute parce que la violence fait sortir les femmes du rôle attendu qui leur est conféré : celui de mère, d'épouse, de façon générale de porteuse de paix, de fécondité et de douceur.
La représentation des femmes délinquantes n'illustre pas seulement l'histoire d'une transgression des normes, elle distille les rapports implicites entre le masculin et le féminin. Historiens, historiens de l'art, juristes et politistes se sont ici réunis pour penser le phénomène sur la longue durée. En commentant ici plus de cent reproductions d'œuvres d'arts de journaux, d'affiches, etc., ils décèlent le rapport entre les clichés et la société qui les façonne et les colporte en les réadaptant subrepticement pour leur permettre de survivre.
Ces permanences commencent à se rompre aujourd'hui sous l'effet d'un espace public et d'une culture de masse dont les femmes sont de moins en moins exclues

Impossibles victimes, impossibles coupables - Les femmes devant la justice (XIXe-XXe siècles)

De Frédéric Chauvaud , Gilles Malandain

Les femmes représentent moins de 15 % de l'ensemble des individus jugés au XIXe et au XXe siècle.
Elles sont globalement moins sanctionnées. Dans les " canards sanglants " du début du XIXe siècle, puis dans la presse populaire, la criminalité féminine est liée au sexe : femmes avorteuses et avortées, femmes infanticides, femmes prostituées, femmes adultères, femmes auteurs ou victimes d'un crime passionnel. De leur côté, la criminologie naissante et les discours savants ne disent guère autre chose et proposent une lecture proche du " sens conmun," : la déviance et la criminalité féminine relèvent de l'intime et de la " nature des femmes ".
L'activité des juridictions répressives, du tribunal de simple police à la cour d'assises, peut donner l'impression d'aller dans le même sens. Cet ouvrage se propose toutefois de mettre en évidence une déviance féminine plus diversifiée et délaissée par la recherche, évoquant le vol, l'escroquerie ou la sédition politique autant que les crimes de moeurs. La petite délinquance, souvent oubliée, côtoie les gestes les plus spectaculaires et plus connus.
Surtout, l'accent est mis ici sur l'ambivalence des femmes, à la fois victimes et coupables ou coupables et victimes, devant la justice comme devant le jugement plus large de leurs contemporains ou de la postérité - pour les plus célèbres des " héroïnes de cour d'assises ". À travers des études qui se concentrent soit sur le processus judiciaire lui-même, soit sur sa médiatisation, ressort l'embarras que suscitent les femmes victimes ou déviantes, dans une période où la domination masculine pèse lourdement.
Entre " éternelles coupables " et " éternelles victimes ", les femmes en justice n'ont pas fini d'interroger les normes sociales et les pratiques répressives.

Les Cahiers de la sécurité N° 60, 1er trimestre Violence(s) au féminin - Femmes délinquantes, femmes violentes, femmes déviantes

De Anne Wyvekens , Christophe Soullez , Cyril Rizk , Frédéric Ocqueteau

Les femmes sont " moins délinquantes ", " moins violentes " que les hommes.
Cette sorte d'évidence est rarement interrogée : moins délinquantes, moins violentes, puisque femmes... Qu'est-ce à dire ? Que les femmes sont, par " nature ", moins sujettes au passage à l'acte ou à l'usage (légitime ou non) de la force? Ou plutôt que, parce que femmes, elles bénéficient de l'indulgence des instances du contrôle pénal ? Que signifie alors, aujourd'hui, l'augmentation du nombre de femmes mises en cause pour crimes et délits ou la féminisation du métier policier ? Atténuation de la différence des genres ? " Progrès " de l'égalité des sexes ? Telles sont les questions abordées par ce dossier, qui témoigne de l'ouverture d'un chantier de recherches prometteur.

Gradhiva N° 33/2003 Femmes violentées, femmes violentes

De Maurizio Bettini , Dominique Casajus , Katerina Seraïdari , Bertrand Müller


Femmes fatales - Les criminelles approchées par un expert

De Michèle Agrapart-Delmas

Longtemps les femmes qui ont affiché leur caractère furent diabolisées, à l'instar des sorcières ou des empoisonneuses.
Mais pour la plupart, l'inconscient collectif a plutôt tendance à les croire innocentes, naïves, victimes. Il fallait un expert sans préjugés ayant rencontré des centaines de criminels pour dresser l'état des lieux du crime au féminin, par-delà les mythes et les clichés. Car aujourd'hui la criminalité féminine croît, notamment chez les mineures. Environ 166 000 femmes, dont 15 000 mineures, sont annuellement mises en cause par les services de police et de gendarmerie.
Incestueuses, vengeresses, infanticides, arnaqueuses, adolescentes psychopathes, amantes passionnelles, complices de meurtriers ou de cambrioleurs : l'auteur, forte de son expérience, dresse les portraits captivants de celles qui, au fil de l'histoire et aujourd'hui, fascinent et effraient autant que les hommes, voire plus.

La violence des femmes - Histoire d'un tabou social

De Christophe Regina

La violence des femmes apparaît comme un tabou social et historique.
La femme brutale est forcément très minoritaire, très masculine, un peu sorcière, cruelle ou atteinte pathologiquement. Elle sort du rôle maternel, soumis ou victimiste que la société assigne à la femme depuis des générations. Or la violence n'est pas si sexuée qu'on le croit ; l'Histoire le démontre, ainsi que les chiffres en matière de délinquance et de crimes ou les témoignages encore timides d'hommes battus.
Il s'agit pour l'auteur de décrypter cette réalité et d'en tirer les conséquences sociales et juridiques. Pourquoi la justice, à crime égal, ne condamne-t-elle pas l'homme et la femme de la même manière ? Infanticides, pédophiles, complices volontaires de leur compagnon : Christophe Régina s'appuie sur de nombreux exemples historiques ainsi que sur une enquête qu'il a lui-même menée auprès d'une centaine de personnes pour dépasser les stéréotypes de genre et interroger la place de la femme dans la société.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Date de dernière mise à jour : 30/09/2011

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site