Agression et handicap mental

Les violences sexuelles, le viol, l'inceste constituent depuis quelques années des thèmes récurrents dans les médias. Mais le sujet ne concernait jusqu'à présent que rarement les personnes handicapées. C'est pour cette raison qu'il n'existe que très peu de recherches sur l'exploitation sexuelle des personnes handicapées mentales. A ceci s'ajoute encore le fait qu'il est très difficile d'obtenir les informations et les données en question. Certaines sources affirment cependant, de façon inquiétante, que 25%, voire plus, de femmes avec un handicap mental sont victimes de violences sexuelles.

La dépendance vis-à-vis du personnel éducatif, l’envie de cadeaux, le désir de normalité et de reconnaissance peuvent réduire la résistance et amoindrir les mécanismes de protection. En même temps, on n’apprend pas assez aux personnes avec un handicap mental à mettre des limites et à se défendre.

Une première démarche de prévention des violences sexuelles est de signaler clairement qu’on ne tolère aucune activité sexuelle avec des personnes dépendantes, par exemple, en ajoutant un article y relatif dans les contrats de travail ou les règlements. Le Heimverband Berne propose que les colllaborateurs(-trices) signent une déclaration d’engagement www.heimverbandbern.ch. Dans son „mémorandum Proximité – intimité – sexualité“ se trouvent en outre quelques réflexions sur quoi faire en cas de soupçon de violence sexuelle.

Une autre cause à l’origine du danger particulier qui menace ces personnes réside dans les préjugés que l’on se fait à propos de leur sexualité. On imagine par exemple qu’une femme n’est pas en mesure, en raison de son handicap, de satisfaire ses désirs sexuels à travers des relations personnelles. Des personnes qui ne sont pas en mesure de s’exprimer, ou à peine, courent encore davantage de danger car l’agresseur n’a pas à craindre d’être découvert. Les personnes agressées ne parviendront jamais à se faire comprendre. Par ailleurs, les personnes avec un handicap mental ne sont souvent pas prises au sérieux lorsqu’elles parlent d’agressions sexuelles.

Source : INSIEME

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