Alcoolisme, toxicomanie

35% des femmes ayant subit l'inceste auraient des problèmes d'addiction à l'alcool et aux drogues, comparativement à 5% de femmes non agressées. (Commité permanent de la santé et du bien-être social, des affaires sociales, du troisième âge et de la condition féminine, La guerre contre les femmes, Ottawa, Gouvernement du Canada, juin 1991, page 14.)

Les femmes ayant été agressées sexuellement pendant leur enfance risquent deux fois plus que les autres de prendre des somnifères et trois fois plus d'avoir recour à des calmants . (Hamel et Cadrin, op. cit., page 36.)

 

L'agression sexuelle dans l'enfance est souvent liée au risque de conduites addictives dans le devenir de l'adulte. Dans la population générale féminine suédoise, le taux de prévalence des agressions sexuelles dans la dépendance alcoolique est de 9,8%; quand il s'agit d'une agression à l'age adulte ce taux monte à 13,9% (Spak et col., 1998). Lorsque l'on considère une population d'alcooliques dépendants, on retrouve dans leur anamnèse une agression sexuelle dans l'enfance, avant l'âge de 16 ans, chez 54% des femmes et 24% des hommes (Moncrieff et col., 1996). Les taux sont à peu près identiques pour la consommation de drogue et les vécus incestueux, puisqu'on retrouve chez 29% d'hommes et 55% de femmes toxicomanes des antécédents incestueux (Glover et col., 1996).

Source : 5ème Conférence de consensus de la Fédération Française de Psychiatrie

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