Viol, arme de guerre

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Viol arme de guerre

un film de Fabrice Gardel et Sabrina Subasic

Doc en stock - ARTE France 2002

 

  Depuis la création des Tribunaux pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda, les plaintes pour crimes contre l'humanité se multiplient. Plus aucun chef d'État n'est à l'abri : Milosevic et Pinochet aujourd'hui ; Saddam Hussein, Fidel Castro, Kissinger sans doute demain...
Massacres en Sierra Leone, au Cambodge, au Rwanda, torture durant la guerre d'Algérie... : c'est toute l'histoire qui est revisitée. Qui sont les bourreaux ? Qui doit payer ? Les oubliés de l'histoire (les harkis, les descendants d'esclaves...) réclament justice. Et ce n'est qu'un début. Peut-on élargir à l'infini la notion de crime contre l'humanité ? Est-ce vraiment la fin de l'impunité ? La justice est-elle plus forte que la diplomatie?

Chaque histoire éclaire un aspect spécifique du drame. Esmija raconte comment en 1992, à Foca, elle a été séquestrée et violée devant ses enfants : "J'avais honte de regarder mon fils dans les yeux", dit-elle. Dika et Nuska retournent au tristement célèbre camp d'Omarska. Torture, exécutions, viols : Omaska était un véritable camp d'extermination. Les deux amies, qui ont été séquestrées ensemble, racontent les sévices, les humiliations dont elles ont été victimes. Elles racontent aussi les violences sexuelles forcées entre des hommes, parfois entre un père et un fils. Un homme aussi témoigne. Si Edo parle, c'est que sa femme ne peut plus le faire. D'origine allemande, elle s'est suicidée après avoir été violée. Murée dans le silence, "elle n'a pas pu supporter la vie après". À travers son témoignage, on comprend que cette politique visait aussi les couples mixtes. Enfin, il y a Jasna, dont les deux enfants ont été tués et jetés dans un charnier : "Je pouvais tout imaginer : les tueries, les viols, qu'ils ont tué mon mari... Mais qu'ils tuent des enfants, cela n'a pas pu rentrer dans ma conscience." Jasna veut témoigner car toutes les autres femmes qui ont été détenues avec elles sont mortes. 
Face à ces témoignages : les visages impassibles et les déclarations sans remords des bourreaux inculpés devant le Tribunal pénal international de La Haye. Les accusés comparaissent pour viols systématiques, viols sur enfants de 12 ans, génocide... Au-delà des histoires personnelles, ce film émouvant et dur lève le voile sur les ressorts politiques de ces viols utilisés comme arme de guerre.

Pour toute organisation de projection de ce documentaire ou d'événement lié, n'hésitez pas à nous contacter.

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Date de dernière mise à jour : 01/10/2011

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