Manifestation STOP à l'inceste & à la pédocriminalité

Manifestation pour les droits des survivants de violences sexuelles dans l’enfance : l’état complice de l’inceste et de la pédocriminalité, ça suffit !

Rassemblement le mercredi 16 novembre 2011 face au Ministère de la santé

 

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Nos revendications :

1. L' imprescriptibilité des crimes et délits sexuels envers les enfants afin que les victimes puissent porter plainte même des années plus tard afin de protéger d’autres enfants des agresseurs qui on le sait peuvent faire des dizaines de victimes.

2. Des moyens financiers supplémentaires des pouvoirs publics pour la prise en charge des victimes, une justice plus digne ainsi que pour soutenir les associations qui luttent au quotidien contre les violences sexuelles envers les enfants et l'accompagnement des adultes.

3. De revenir d'urgence à la légalité à laquelle l'Etat ne saurait se soustraire, et de faire rendre enfin le Rapport (attendu depuis le 30 juin 2010), et surtout sur la réalisation des buts inscrits dans la LOI n° 2010-121 du 8 février 2010, à savoir améliorer l'accompagnement médical et social des victimes d'inceste + la réinsertion du mot « INCESTE » dans le code pénal ôté il y a peu par le Conseil Constitutionnel.

4. Une formation des professionnels (social, judiciaire, médical, éducatif...) concernant les viols sur mineurs, leurs conséquences et l'obligation de signalement et ce dès l'école de médecine par exemple.

5. Des campagnes d’information et de prévention concernant l'inceste et la pédocriminalité en particulier à l’école, y compris des campagnes audiovisuelles à heure de grande audience. (voir le livret de prévention gratuit sorti il y a quelques jours : http://www.crifip.com/medias/files/livretmtr-web.pdf )

6. Soutenir et développer l’implantation de structures spécialisées en victimologie et psychotraumatisme.

7. Mettre en place des études et des recherches concernant les viols sur les mineurs ainsi que leurs conséquences.

8. Avant recrutement, enquête de moralité et examen du casier judiciaire des intervenants auprès des enfants : travailleurs sociaux, assistantes maternelles et leur conjoint, enseignants, animateurs de centres de loisirs ou colonies, chauffeurs de bus scolaires…

9. Considérer l’enfant qui ose parler comme un enfant « présumé victime » même s’il a commis des actes de délinquance qui sont souvent des appels au secours ou les conséquences de sévices subis (vol, toxicomanie, fugues, violences physiques…).

10. Prise en charge pluridisciplinaire de l’enfant victime avec un accompagnement psychologique systématique gratuit par des victimologues.

45% des violences sexuelles concernent des enfants de moins de 9 ans. (Etude Snatem 2001)

Aujourd’hui, associations, victimes, proches de victimes, professionnels de la santé, de la justice, artistes, élus, citoyens sont réunis pour que cesse l’hypocrisie de notre pays.
Oui ! Il est possible de rendre le viol à l'encontre des enfants imprescriptible comme c’est le cas au Canada depuis 1985 par exemple.
Nous pouvons considérer que l’inceste est un crime contre l’humanité : il est véritablement impossible de s’en tenir à la définition juridique strictement technique des textes internationaux, définition historiquement conçue pour cibler les crimes totalitaires, ceci avant que la science ne mette au jour la problématique de l’inceste. Car il se distille comme un poison dès la plus tendre enfance par ceux qui doivent protéger l’enfant : la famille, pour ensuite entraîner une lourde suite de conséquences tout au long de la vie. C’est une torture qui fait porter à la victime le poids de la honte, de la culpabilité, la mésestime de soi, l’autodestruction et parfois, des troubles psychiques et physiques graves.

L’inceste fait exploser tous les repères, toutes les limites de l’enfant qui ne parvient ensuite qu’à se construire, seul, au prix de grandes souffrances.
Les viols sur les enfants sont un crime contre l’humanité : ils touchent tous les pays, toutes les populations, tous les milieux sociaux, tous les sexes…ils touchent l’humanité dans sa globalité et l’humain dans ce qu’il a de plus profond.

72% des agressions sexuelles se passent au sein même de la famille. (Etude Snatem 2001)

La loi

En France : 9 Mars 2004 : publication du décret d'application au Journal Officiel n° 59 du 10 mars 2004 " Le délai de prescription de l'action publique des délits mentionnés à l'article 706-47 et commis contre des mineurs est de dix ans, celui des délits prévus par l'article 222-30 et 227-26 est de vingt ans ; ces délais ne commencent à courir qu'à partir de la majorité de la victime."
Amélioration, oui mais voilà… D'une manière générale, toutes les personnes nées après le 11 mars 1976 bénéficient de la nouvelle prescription de 20 ans, mais… pas les autres… vous êtes né le 7 mars 1976 ? Dommage… pas de justice pour vous…

35% des femmes ayant subit l'inceste auraient des problèmes d'addiction à l'alcool et aux drogues, comparativement à 5% de femmes non agressées. (Comité permanent de la santé et du bien-être social, des affaires sociales, du troisième âge et de la condition féminine, La guerre contre les femmes, Ottawa, Gouvernement du Canada, juin 1991, page 14.)

Assez de la prescription !!!

L’imprescriptibilité aux fins de permettre aux victimes d’inceste et de pédocriminalité de bénéficier d’un temps nécessaire pour dénoncer les faits dont elles ont été victimes ne porte pas atteinte aux principes énoncés par la Convention européenne.


Art. 22 bis de la constitution : « chaque enfant a droit au respect de son intégrité morale, physique, psychique et sexuelle. » Article 6 de la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable. »

La plainte ne pourra se faire que si la victime sort de son état dissociatif (cf le site et les travaux du Dr Salmona www.memoiretraumatique.org), ce qui sera le cas si elle se sent enfin en sécurité quand la victime est séparée ou éloignée de son agresseur : dans le cas de l’inceste, la famille dysfonctionne, combien d’années faut-il à la victime pour s’éloigner de cette partie de famille empoisonnée ?

Entre 76% et 90% des femmes et des hommes prostitués ont des antécédents d'agressions sexuelles pendant leur enfance. (Hill, Kathryn, Adult Survivors of Child Abuse, fiche d'information sur la violence dans la famille, Ottawa, Canada, 1992) Signez l’appel : http://www.abolition2012.fr/  


Le comble !

Si la victime « ose » parler de son agression sans prendre de nombreuses précautions, l’agresseur a le droit, lui, de porter plainte pour…diffamation !
Petit, autour de la victime, le monde était à l’envers, adulte, grâce à la prescription, rien n’a changé !
C’est l’agresseur qui peut attaquer la victime…encore une fois.
Jean-Claude Guillebaud parle dans le même sens de l'inceste dans « le Principe d'humanité » :
« Le père qui possède sexuellement le corps de son enfant cède à un désir inhumain… Il brise le cours du temps. Il efface la parenté. Il interdit à la victime de prendre place dans la chaîne des générations. L'inceste est le cousin germain du génocide en ce qu'il aboutit à détruire l'individu en détruisant son lien de parenté. Ce qu'il violente, en somme, ce n'est pas seulement le corps de l'enfant, ou l'un de ses organes, c'est très exactement ce qui fonde son humanité. »


N’hésitez pas à vous joindre à cette action et à venir manifester le 16 novembre pour le droit des enfants. Cette cause mérite que nous soyons unis.

Concernant les associations, si vous désirez participer à l'élaboration du communiqué + mettre votre logo, écrivez à courrier.mtr@gmail.com Merci beaucoup.

Les associations :

Le Monde à Travers un Regard : http://www.lemondeatraversunregard.org
CRIFIP : http://www.crifip.com
Mémoire Traumatique et Victimologie : http://memoiretraumatique.org/

courrier.mtr@gmail.com

Face au Ministère de la santé Paris

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